Les camions à hydrogène économiquement compétitifs d'ici 2027 ?

Les camions à hydrogène économiquement compétitifs d'ici 2027 ?
Les poids lourds à hydrogène seront économiquement rentables d’ici 2027, si les volumes de production augmentent rapidement. C’est ce que révèle une nouvelle étude commandée par Fuel Cells and Hydrogen Joint Undertaking, consortium européen réunissant de nombreux acteurs publics et privés concernés par le développement de l’hydrogène.
 
Si l’impact environnemental positif des véhicules à pile à combustible n’est plus à prouver, une interrogation restait sur la viabilité de leur modèle économique (coût d’acquisition important, carburant onéreux, peu de visibilité sur les coûts de maintenance...). La récente étude, Fuel Cells Hydrogen Trucks : Heavy-Duty's High Performance Green Solution, menée par le cabinet de conseil mondial Roland Berger, lève définitivement le doute pour les poids-lourds : le coût de possession (qui regroupe fonctionnement, entretien et investissement) d’un camion hydrogène sera moins élevé que sa version diesel... sous réserve que leur production entre dans une phase d’industrialisation véritable.
 

110.000 camions à hydrogène d’ici 2030

Dans cette perspective, le rapport souligne qu’un certain nombre d’obstacles doivent être levés pour y parvenir. Les composants des systèmes de piles à combustible, par exemple, doivent être normalisés pour accélérer le développement ; c’est particulièrement vrai pour les réservoirs de stockage de l’hydrogène. Corollaire à cette normalisation, des standards techniques relatifs à leur remplissage devrait favoriser le déploiement plus rapide de stations-service hydrogène, élément essentiel pour la mise massive à la route.
 
À cette fin, une série de recommandations ont été identifiées, dont quatre projets de recherche et développement dont le budget total est estimé à 470 millions d'euros. Sous réserve de l'amélioration des performances techniques et économiques, le rapport évalue à 110.000 le nombre de camions à pile à combustible qui pourraient être utilisés sur les routes européennes d’ici 2030 ; pour une économie de 11 millions de tonnes de CO2 rejeté.

En savoir plus :