Hydrogène : Genvia veut développer une nouvelle génération d'électrolyseurs

Hydrogène : Genvia veut développer une nouvelle génération d'électrolyseurs
Officiellement lancée ce mardi 31 mars, la société Genvia souhaite industrialiser à grande échelle  une nouvelle génération d’électrolyseurs à haut rendement à partir de technologies mises au point par le CEA.  

Associant Schlumberger, le CEA, Vicat, Vinci Construction et l’Agence régionale Energie-Climat Occitanie, la co-entreprise Genvia a été officiellement lancée le 1er mars dernier avec pour ambition d’industrialiser une nouvelle génération d’électrolyseurs. Celle-ci prévoit d’installer à Béziers (Hérault), sur le site de Cameron-Schlumberger, une ligne pilote de fabrication.

Une technologie de rupture

« Ce projet fait appel à une technologie de rupture de l’électrolyse développée par le CEA, permettant une production beaucoup plus compétitive », résume Florence Lambert, Présidente de Genvia et ancienne directrice du CEA-Liten.

Avec cette première ligne de fabrication à Béziers, Genvia compte mettre sur pied l’industrialisation d’une nouvelle technologie d’électrolyseur d’oxyde solide à haut rendement pour la production d’hydrogène décarboné. Le tout pour un coût beaucoup plus compétitif. A horizon 2030, l’objectif de Genvia est de faire baisser le prix de l’hydrogène vert à 2 €/kg.

Vers une Gigafactory en 2025

Pour Genvia, la mise en place de cette ligne de production pilote doit permettre d’évaluer et de calibrer ses processus industriels. En fonction des résultats obtenus, l’entreprise prévoit de monter en puissance en installant à Béziers une véritable Gigafactory pour d’électrolyseurs haute température à oxyde solide et de piles à combustible.

Attendue à horizon 2025, celle-ci permettra d’anticiper les besoins croissants du marché d’ici la fin de la décennie et au-delà.