Hydrogène renouvelable : l'Europe valide des objectifs ambitieux

Hydrogène renouvelable : l'Europe valide des objectifs ambitieux
Source : Pixabay
Après près de deux années de négociations, le Conseil, le Parlement et la Commission viennent de trouver un accord provisoire sur la révision de la directive sur les énergies renouvelables (RED3). Un accord qui devrait naturellement encourager le développement l’hydrogène vert. 

Adopté ce jeudi 30 mars, au terme d’une nuit de négociation, l’accord vise à imposer 42.5 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique globale de l'UE d'ici 2030. En complément, les Etats volontaires pourront compléter cet objectif par un supplément de 2.5 %. A titre de comparaison, la toute première édition de la directive, adoptée en 2009, fixait un objectif de 20 % à l’horizon 2030. Un chiffre porté à 32 % au terme de la première révision (RED2), en 2018.

« Cet accord historique marque un tournant décisif pour l’Europe dans la lutte contre le changement climatique » a déclaré Christophe Grudler, le rapporteur du texte.

Deux choix pour la mobilité 

Dans le secteur du transport, l’accord provisoire permet aux États membres de choisir parmi deux grands objectifs : 
  • un objectif contraignant de réduction de 14,5 % de l'intensité des gaz à effet de serre dans les transports grâce à l'utilisation d'énergies renouvelables d'ici 2030 
  • un objectif contraignant d'au moins 29 % de part d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie dans le secteur des transports d'ici 2030 
L'accord provisoire fixe en outre un sous-objectif de 5,5 % pour les biocarburants avancés (généralement dérivés de matières premières non alimentaires) et les carburants renouvelables d'origine non biologique (principalement l'hydrogène renouvelable et les carburants synthétiques à base d'hydrogène). Si les fournisseurs seront libres de choisir leur carburant, une part minimale de 1% de carburants renouvelables d'origine non biologique (RFNBO) est exigée.

De l’ hydrogène vert imposé pour l’industrie

Au niveau de l’industrie, l’accord a défini augmentation annuelle de 1,6 % de l’utilisation des énergies renouvelables d’ici à 2030.

Plus spécifiquement, le secteur devra utiliser 42 % d’hydrogène issu de combustibles renouvelables d’ici 2030 puis 60 % dès 2035.

La fin du débat sur le nucléaire

Alors qu’elle divisait l’Europe, la question du nucléaire profite au final à la France et ses alliées avec une reconnaissance de l’atome qui n’est « ni vert, ni fossile ». En pratique, les pays recourant au nucléaire auront droit de revoir à la baisse leur objectif d’hydrogène renouvelable pour 2030 à partir du moment où son équivalent fossile représente moins de 23 % de la consommation nationale.
  
« Nous avons enfin des signaux d'investissement clairs via des objectifs contraignants pour l'hydrogène renouvelable dans l'industrie et les transports » a réagi Jorgo Chatzimarkakis, PDG d'Hydrogen Europe. « Hydrogen Europe se félicite de l'adoption de cette législation clé, qui constitue le fondement d'une solide économie de l'hydrogène propre en Europe. Cette directive resolve l'une des plus grandes pièces du puzzle de l'hydrogène, en fixant un volume de marché prévisible pour l'hydrogène renouvelable », a-t- il ajouté. 
 
 


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