L'Australie s'intéresse aux locomotives à hydrogène

L'Australie s'intéresse aux locomotives à hydrogène
Aurizon, le plus grand opérateur de fret ferroviaire australien, et la société minière britannique Anglo American vont coopérer afin d'étudier l'utilisation de trains à hydrogène pour le transport de marchandises.

Annoncée fin 2021, cette étude se focalisera sur l'usage d'une locomotive propulsée par un système de pile à hydrogène sur deux corridors ferroviaires : celui de Moura et celui de Mount Isa. Long de 180 km, le premeir relie la mine de charbon métallurgique Dawson d'Anglo American au port de Gladstone. Etalé sur 977 km, le second assure la liaison entre la région minière du nord de l'Australie et le port de Townsville. Tous deux sont aujourd'hui desservis par des locomotives à moteur diesel.

"L'hydrogène peut jouer un grand rôle en Australie pour décarboner le secteur de transport de marchandises des produits miniers, agricoles ou industriels", affirme Andrew Harding, le PDG de la firme Aurizon qui vise le zéro carbone pour ses chaînes d'approvisionnement d'ici 2050. "Le fret ferroviaire génère à l'heure actuelle jusqu'à 16 fois moins de dioxyde de carbone par tonne-kilomètre que les transports routiers. En utilisant des trains à hydrogène à zéro émission, nous réduirions encore plus l'impact du transport de marchandises sur l'environnement."

Si l'étude de faisabilité des deux entreprises s'avère concluante, le partenariat devrait se prolonger vers la construction d'un premier prototype de locomotive à hydrogène.

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