Avec Netflix, l'hydrogène fait son cinéma

Avec Netflix, l'hydrogène fait son cinéma
Pour la première fois en France, le tournage d’une série Netflix en région parisienne a été éclairé à l’aide d’un générateur électro-hydrogène. L’équipe du tournage a ainsi pu bénéficier d’une électricité zéro émissions et zéro bruit, en plein cœur du château de Courances.

Le groupe TSF, qui fournit du matériel technologique aux professionnels du cinéma, a innové sur ce tournage en proposant un générateur EODev GEH2 de 100 kVA, développé par Eneria. Ce groupe électro-hydrogène a permis d’alimenter un système d’éclairage destiné à reproduire les effets d’une nuit de pleine lune. Il était disposé sur un camion de 19 t qui portait aussi 44 kg d’hydrogène compressé et une platine de détente. 

Le dispositif est équipé d’une pile à combustible Toyota de 70 kW couplée à une batterie de 44 kWh, et peut être combiné avec d’autres GEH2 pour assurer une puissance allant jusqu’à 1MVA.

Cette première expérimentation du GEH2 mobile a de nombreux atouts pour séduire le cinéma : l’installation peut suivre l’équipe de tournage avec une autonomie de douze heures à pleine puissance, faisant l’économie de 700 kg de CO2 par rapport à un groupe diesel. De plus, le GEH2 étant bien plus silencieux qu’un modèle à essence, il n’impacte pas la qualité du tournage.

« Jusqu'à maintenant, nous proposions le GEH2 en mode stationnaire », a déclaré Anthony Vernizeau, responsable des Ventes chez EODev. « La demande de Netflix auprès de TSF nous a permis de mettre au point une solution mobile tout à fait pertinente pour le cinéma, mais pas que ! D'ailleurs, nous avons déjà reçu des sollicitations aux États-Unis et au Canada pour des applications similaires mais aussi pour la recharge de véhicules électriques hors réseau. » 


Une solution d’avenir pour les tournages en ZFE

Chantiers de construction ou tournages de films se déroulant dans les Zones à Faibles Émissions (ZFE) vont certainement devoir se tourner vers cette solution pour respecter les contraintes urbaines.

En 2021, le Centre National du Cinéma et de l’Image Animée (CNC) a d’ailleurs établi une feuille de route pour prendre en compte l’impact environnemental des productions auxquelles il contribue financièrement, prévoyant de nouvelles obligations applicables dès 2024. Le groupe électro-hydrogène GEH2 devrait donc avoir de beaux jours devant lui, ouvrant de nouvelles perspectives décarbonées à l’industrie du cinéma.

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