Pour la première fois en France, Uber investit directement dans un acteur industriel. Derrière ce choix stratégique, l’ambition du géant du VTC d'accélérer la transition vers des taxis haut de gamme à hydrogène et de s’imposer sur le marché très convoité du transport professionnel.
En entrant au capital de HysetCo via un prêt convertible, Uber accélère sur une technologie encore peu exploitée à grande échelle : l’hydrogène. Un choix loin d’être anodin pour des usages intensifs comme les taxis et VTC.
Une montée en puissance des taxis hydrogène
Uber prévoit d’intégrer progressivement des véhicules hydrogène dans son offre Business Taxi. D’ici fin 2026, un véhicule sur cinq pourrait être issu de la flotte HysetCo. Cette montée en puissance repose sur un objectif de 2 000 taxis premium sur cinq ans. L’offre cible principalement une clientèle professionnelle via Uber for Business. Elle s’inscrit dans une stratégie de diversification des motorisations bas carbone.
Les chauffeurs affiliés à HysetCo pourront également opérer directement sur la plateforme Uber. Ils bénéficieront des fonctionnalités de l’application, comme la transparence tarifaire ou la visibilité des trajets.
Un modèle industriel déjà éprouvé
Contrairement à son concurrent Hype, qui a décidé
d’abandonner les taxis hydrogène à Paris, HysetCo persiste sur cette voie. L’entreprise déploie depuis cinq ans un modèle complet dédié à la mobilité hydrogène en Île-de-France avec une offre intégrée incluant véhicules, maintenance, assurance et accès aux stations.
La société exploite actuellement plus de 800 véhicules, avec 90 millions de kilomètres parcourus depuis 2021.