Rétrofit hydrogène : la Chine passe à l'échelle industrielle

Rétrofit hydrogène : la Chine passe à l'échelle industrielle
Grâce à un soutien massif des autorités locales, le constructeur chinois Dongfeng prévoit de convertir à l’hydrogène jusqu’à 3000 par an dans la province de Henan.

Deux salles, deux ambiances… si les projets rétrofit restent encore limités en Europe, la Chine prend une toute autre ampleur. Dans la province du Henan, le constructeur chinois Dongfeng Motor vient d’officialiser un accord de 530 millions de yuans (environ 64 millions d’euros) avec le gouvernement municipal de Ruzhou.

Ce partenariat prévoit la création d’une base industrielle dédiée au rétrofit des véhicules au sein de la zone de développement économique de Ruzhou. Objectif : convertir jusqu’à 3 000 véhicules par an à l’hydrogène, tout en développant une infrastructure de ravitaillement locale.

1 450 véhicules convertis dès la première phase

Le projet se déroulera en deux étapes. Etalée sur trois ans, la première phase prévoit la mise en place d’une ligne de rétrofit dédiée. Celle-ci permettra de convertir 1 000 camions et 450 autres véhicules utilitaires à l’hydrogène. La montée en cadence sera ensuite progressive pour atteindre à terme un volume de 3000 véhicules par an.

En parallèle, Dongfeng prévoit l’installation de cinq stations de ravitaillement pour accompagner le déploiement opérationnel des véhicules.

Lors de la signature officielle de l’accord, le 28 août dernier, un premier lot de 40 camions à pile à combustible a été livré. Ces véhicules ont été produits par Dongfeng Meishun New Energy Vehicles, filiale du constructeur spécialisée dans les nouvelles énergies.

« Il s’agit d’une rampe de lancement pour un nouvel écosystème industriel centré sur la logistique hydrogène, la production automobile et l’emploi qualifié » a résumé le maire de Ruzhou qui compte sur cette nouvelle activité pour dynamiser le territoire.

Selon les autorités locales, celle-ci devrait à terme générer 1,7 milliard de yuans de chiffre d’affaires (204 M€) et créer quelque 200 emplois qualifiés.