Energie
Hydrogène vert : un modèle d'aide trop contraignant ?
Hydrogen Europe critique les conditions strictes du deuxième appel d’offres de la Banque européenne de l’hydrogène. Selon l’organisme, la garantie bancaire exigée et le manque de visibilité sur la demande freinent les projets.
La Banque européenne de l’hydrogène vise à soutenir la production d’hydrogène renouvelable en Europe. Pourtant, les résultats du deuxième appel d’offres soulignent les limites du dispositif. Sur les 15 projets retenus, seuls six projets sont parvenus à signer un accord de financement. Au terme des enchères, 61 dossiers avaient pourtant été déposés pour un montant total de 4,8 milliards d’euros, soit quatre fois le budget disponible.
Une grande partie des fonds alloués (1,2 milliard d’euros) n’a donc pas été utilisée, faute de projets éligibles en capacité de remplir toutes les conditions requises.
Parmi les principaux obstacles, Hydrogen Europe pointe la garantie d’achèvement de 8 % imposée par la Commission européenne. « Cette garantie d'achèvement implique de facto un paiement initial et une responsabilité accrue pour le promoteur, en guise de « garantie » de la réalisation du projet, assortie de conditions strictes concernant le bouclage financier et la mise en service » pointe Hydrogen Europe dans son communiqué.
Unique dans le paysage européen des aides publiques, cette demande a selon l’organisation dissuadé de nombreux candidats pourtant sélectionnés en première instance.
L’organisation rappelle que les subventions ne sont versées qu’une fois les installations opérationnelles. Ce modèle accroît le risque perçu, dans un contexte où les industriels peinent à obtenir des garanties d’acheteurs.
La Banque européenne de l’hydrogène vise à soutenir la production d’hydrogène renouvelable en Europe. Pourtant, les résultats du deuxième appel d’offres soulignent les limites du dispositif. Sur les 15 projets retenus, seuls six projets sont parvenus à signer un accord de financement. Au terme des enchères, 61 dossiers avaient pourtant été déposés pour un montant total de 4,8 milliards d’euros, soit quatre fois le budget disponible.
Une grande partie des fonds alloués (1,2 milliard d’euros) n’a donc pas été utilisée, faute de projets éligibles en capacité de remplir toutes les conditions requises.
Parmi les principaux obstacles, Hydrogen Europe pointe la garantie d’achèvement de 8 % imposée par la Commission européenne. « Cette garantie d'achèvement implique de facto un paiement initial et une responsabilité accrue pour le promoteur, en guise de « garantie » de la réalisation du projet, assortie de conditions strictes concernant le bouclage financier et la mise en service » pointe Hydrogen Europe dans son communiqué.
Unique dans le paysage européen des aides publiques, cette demande a selon l’organisation dissuadé de nombreux candidats pourtant sélectionnés en première instance.
Une demande incertaine, des règles encore floues
Hydrogen Europe souligne également le manque de visibilité sur la demande, qui freine la finalisation d'accords d’achat indispensables pour sécuriser le financement. En cause : la lenteur de la mise en œuvre de la directive REDIII, mais aussi les incertitudes réglementaires, notamment dans le transport maritime.L’organisation rappelle que les subventions ne sont versées qu’une fois les installations opérationnelles. Ce modèle accroît le risque perçu, dans un contexte où les industriels peinent à obtenir des garanties d’acheteurs.

