Energie
Hydrogène à base de Chanvre : Qairos au bord de la faillite
Source : Unsplash, image libre de droits
La start-up Qairos, qui devait produire de l’hydrogène à partir de chanvre à Trangé, alerte sur sa possible faillite faute de soutien de l’Etat pour assurer son avenir.
Entreprise sarthoise créée en 2021, Qairos Energies voulait produire de l’hydrogène renouvelable à partir de chanvre. Soutenu localement, le projet de Trangé représentait un investissement de 40 millions d’euros.
Mais quatre ans après son lancement, l’usine n’a toujours pas vu le jour. La société a licencié ses cinq salariés et cumule plus de deux millions d’euros de pertes. Son PDG, Jean Foyer, ne cache plus son inquiétude : « La situation est critique », affirme-t-il dans un entretien accordé à nos confrères de France Bleu.
Selon lui, l’une des causes principales de l’échec est l’absence de débouchés industriels. Un décalage entre offre et demande déjà pointée du doigt dans un récent rapport publié par Hydrogen Europe et le cabinet McKinsey.
« On a besoin d’une véritable stratégie gouvernementale. Aujourd’hui, on n’y est pas » regrette le dirigeant. Alors que ses dettes atteignent désormais 500 000 euros, l’entreprise pourrait déposer le bilan dès la mi-octobre au tribunal de commerce du Mans.
Entreprise sarthoise créée en 2021, Qairos Energies voulait produire de l’hydrogène renouvelable à partir de chanvre. Soutenu localement, le projet de Trangé représentait un investissement de 40 millions d’euros.
Mais quatre ans après son lancement, l’usine n’a toujours pas vu le jour. La société a licencié ses cinq salariés et cumule plus de deux millions d’euros de pertes. Son PDG, Jean Foyer, ne cache plus son inquiétude : « La situation est critique », affirme-t-il dans un entretien accordé à nos confrères de France Bleu.
Selon lui, l’une des causes principales de l’échec est l’absence de débouchés industriels. Un décalage entre offre et demande déjà pointée du doigt dans un récent rapport publié par Hydrogen Europe et le cabinet McKinsey.
L'État ne suit pasPour éviter la faillite, Qairos envisage de convertir sa production d’hydrogène en biométhane injecté dans le réseau Engie. Une solution transitoire, mais coûteuse. L’entreprise demande à l’État des tarifs subventionnés pour rendre cette option viable.
« On a besoin d’une véritable stratégie gouvernementale. Aujourd’hui, on n’y est pas » regrette le dirigeant. Alors que ses dettes atteignent désormais 500 000 euros, l’entreprise pourrait déposer le bilan dès la mi-octobre au tribunal de commerce du Mans.

