Dans un nouveau rapport publié en mars, l’agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) prévoit une importante chute des prix de l’hydrogène obtenu par électrolyse.
«
World Energy Transitions Outlook 2022 : 1.5° C Pathway » (Perspectives des transitions énergétiques mondiales 2022 : Trajectoire 1,5° C) : c’est le titre du nouveau rapport que vient de publier l’Irena. Se référant à l’accord de Paris sur le climat signé en 2015 par 195 territoires, il recense les domaines prioritaires et les actions basées sur les technologies disponibles qui doivent être réalisées d'ici à 2030 pour atteindre la neutralité carbone au milieu du présent siècle. Une place majeure a été attribuée à l’hydrogène. L’agence internationale a rappelé que l’électricité est «
la principale composante de coût dans la production, le transport et la conversion de l’hydrogène vert ».
Grosse baisse des prix à venir sur l’hydrogène ?
Cette dépendance à l’électricité constitue-t-elle un handicap pour faire baisser le prix du kilo d’
hydrogène vert ? Pas du tout selon l’Irena. L’organisme explique : «
Le prix de l’électricité achetée à partir de centrales solaires photovoltaïques et éoliennes terrestres a considérablement diminué au cours des 10 dernières années. Une baisse similaire est attendue pour les électrolyseurs pendant la prochaine décennie ». Dans son précédent rapport sur le sujet, l’agence internationale avait rapporté une chute respective du coût des modules solaires et de l’éolien terrestre de 82 et 39 % sur la période 2010-2019.