Plus particulièrement connu pour ses stations d’avitaillement GNV qui lui assurent son actuelle rentabilité, Proviridis souhaite développer des établissements multi-énergies et se préparer au boum de la mobilité hydrogène en particulier. Une ambition que l'entreprise a détaillé lors d'un webinaire organisé le 25 novembre dernier par le club hydrogène Bourgogne-Franche-Comté et le pôle vehicule du futur. ​
L’hydrogène au départ de Proviridis
C’est en 2012 que Proviridis a été créé par 4 ingénieurs du secteur des transports (maritime, fluvial, ferroviaire), espérant mettre au point la mobilité fluviale à hydrogène sur le Rhône. L’entreprise basée à Rousset, près d’Aix-en-Provence, se définissait alors comme « concepteur d’engins de transports à base de générateurs électriques à hydrogène ». Le retrait de son partenaire Solvay a été à l’origine de la réorientation de Proviridis vers le gaz naturel. Sa première station, fournissant du GNL, a été ouverte au printemps 2017 dans les Bouches-du-Rhône, à proximité du Port de Marseille-Fos, avec le soutien financier de la région Paca, de l’Ademe et de la Commission européenne.
Depuis, le chiffre d’affaires est en constante progression, multiplié par environ 2,5 à chaque nouvel exercice, passant de 1,2 à 18 millions d’euros cette année. La startup est devenue une solide PME avec des effectifs qui suivent progressivement le mouvement : 6 personnes en 2017, contre plus de 40 aujourd’hui.
50 stations multi-énergies vertes
L’ambition de Proviridis est d’avoir mis en service 50 stations multi-énergies vertes (gaz naturel, hydrogène, bornes de recharge électrique) en 2025. A ce jour, l’entreprise est derrière l’ouverture de 13 établissements publics et de 9 sites privatifs, et poursuit 25 projets de nouvelles implantations. L’ensemble trace déjà un couloir du Rhône à la Saône avec prolongation jusqu’à l’extrémité Nord de la France. Désormais, Proviridis s’étend en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine et dans les Pays-de-la-Loire.