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La région Grand Est développe la mobilité hydrogène

La région Grand Est développe la mobilité hydrogène
C’est à travers 2 dispositifs que la région Grand Est compte faire avancer la mobilité hydrogène. Le premier vise à favoriser l’implication des territoires peu denses dans l’autopartage décarboné. Le second a pour objectif de développer des stations d’avitaillement associées à des flottes de véhicules H2.
 

LOM

C’est dans son rôle de « chef de file de l’intermodalité », que la région Grand Est s’active à développer sur son territoire toutes les formes de mobilité décarbonée (gaz, électricité, bioéthanol) « afin de réduire les gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique tout en préservant le pouvoir d’achat des habitants ». De fait, les nouveaux dispositifs lancés tout juste avant les vacances estivales entrent pleinement dans le cadre de la loi d’orientation sur les mobilités (Lom).
 

Territoires peu denses

Sans doute plus que d’autres territoires, la région Grand Est est confrontée au problème de mobilité dans des zones peu denses. Elle est le regroupement de l’ancienne Champagne-Ardenne (Ardennes, Aube, Marne et Haute-Marne), de la Lorraine (Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle et Vosges), de l’Alsace (Bas-Rhin et Haut-Rhin). Soit 10 départements en tout qui connaissent tous, d’une façon plus ou moins marquée, des zones peu habitées mais où les besoins en déplacements restent vitaux. C’est à leur intention que la région a imaginé un dispositif qui vise à y développer les services d’autopartage constitués de véhicules propres, avec une ouverture à l’hydrogène.
 

En 2 temps

L’action s’adresse aux EPCI (établissements public de coopération intercommunale) de petites et moyennes tailles ainsi qu’aux collectivités de moins de 100.000 habitants.

La région les invite à présenter un projet d’autopartage cohérent avec les territoires qu’ils représentent et adapté à leurs besoins. Une première aide, plafonnée à 10.000 euros HT, qu’une participation de l’Ademe pourra compléter dans le cadre de l’appel à projets French Mobility, permettra d’aider chacun des territoires à financer la réalisation de sa propre étude d’opportunité.

Dans un second temps, la région pourrait contribuer à l’achat des véhicules, à raison d’un exemplaire « par commune membre d’une intercommunalité », avec un plafond de 20.000 HT pour chacun d’eux. Une aide annoncée dès le départ comme évolutive via un « principe de bonifications ». A noter que la localisation des véhicules devra être compatible avec un point d’avitaillement facilement accessible.
 

Grand Est région pilote pour l’hydrogène

Le second dispositif lancé fin juin dernier vise à développer le parc de véhicules hydrogène roulant dans la région Grand Est et son nécessaire réseau d’avitaillement. Et ce, en favorisant la constitution de 10 flottes captives de collectivités ou d’entreprises, conjointement à la création de 10 nouvelles stations hydrogène (production par électrolyse).

Les dirigeants de Grand Est estiment que cette opération positionnera leur territoire comme « région pilote » sur ce type d’énergie. L’aide qu’ils proposent s’élève à 25% du coût global HT du projet, avec un plafond à 40.000 euros.

A travers cette action sont poursuivis 5 objectifs. En plus de « favoriser l’émergence d’un réseau régional de stations distribuant de l’hydrogène d’origine renouvelable », il s’agit aussi de : « favoriser les démarches globales de mobilité bas-carbone, réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique, substituer des ressources renouvelables aux ressources fossiles, et préserver le pouvoir d’achat des ménages ».
 

Appel à projets

Un appel à projets a été lancé, ouvert jusqu’au 31 décembre 2020, qui fixe un cadre pour pouvoir bénéficier de l’aide de la région Grand Est. Le déploiement « d’une infrastructure de recharge hydrogène » doit intervenir au sein d’un partenariat entre collectivités et/ou entreprises constitué d’un minimum de 3 utilisateurs du futur établissement dont l’un assurera la coordination du programme.

Tous s’engageront à acquérir plusieurs véhicules hydrogène qui seront principalement avitaillé auprès de cette station à venir. Un contrat d’avitaillement sera établi dans ce sens sur une période minimale de 3 ans. Pour chaque projet de station hydrogène, l’aide financière ne pourra porter sur plus de 10 véhicules. Le document précise que, par « véhicule à hydrogène », il faut aussi entendre « véhicule électrique doté d’un prolongateur d’autonomie fonctionnant à l’hydrogène ».