Voiture hydrogène
Transition auto : face à l'impasse du tout-électrique, l'UE appelée à ouvrir la porte à l'hydrogène
Dans une lettre adressée à la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, deux grandes fédérations européennes de l’automobile plaident pour une approche technologique plus ouverte, incluant l’hydrogène.
Dans une lettre datée du 27 août, l’ACEA (constructeurs automobiles) et la CLEPA (association européenne des fournisseurs de l’automobile) alertent la Commission européenne sur les limites du cadre réglementaire actuel. Signée par les présidents des deux organisations – Ola Källenius pour l’ACEA (également PDG de Mercedes-Benz) et Matthias Zink pour la CLEPA – cette lettre demande un réajustement des objectifs climatiques applicables aux véhicules neufs.
Les signataires estiment que les cibles européennes, notamment la réduction de 100 % des émissions de CO2 des voitures neuves d’ici à 2035, sont devenues irréalistes. La dépendance vis-à-vis de l’Asie pour les batteries, les coûts de production élevés en Europe, et l’insuffisance des infrastructures de recharge sont autant d’obstacles identifiés.
« La neutralité technologique devrait être le principe directeur des politiques européennes », insistent les auteurs de la lettre, qui plaident pour que toutes les technologies pouvant contribuer à la décarbonation soient considérées.
Pour les auteurs, ce rendez-vous constitue une opportunité de « corriger la trajectoire » et de construire une transition plus réaliste, économiquement viable, et technologiquement diversifiée. Affaire à suivre…
Dans une lettre datée du 27 août, l’ACEA (constructeurs automobiles) et la CLEPA (association européenne des fournisseurs de l’automobile) alertent la Commission européenne sur les limites du cadre réglementaire actuel. Signée par les présidents des deux organisations – Ola Källenius pour l’ACEA (également PDG de Mercedes-Benz) et Matthias Zink pour la CLEPA – cette lettre demande un réajustement des objectifs climatiques applicables aux véhicules neufs.
Les signataires estiment que les cibles européennes, notamment la réduction de 100 % des émissions de CO2 des voitures neuves d’ici à 2035, sont devenues irréalistes. La dépendance vis-à-vis de l’Asie pour les batteries, les coûts de production élevés en Europe, et l’insuffisance des infrastructures de recharge sont autant d’obstacles identifiés.
Représentant respectivement les constructeurs automobiles et les équipementiers, l'ACEA et CLEPA appellent les instances européennes à rectifier la trajectoire des émissions de CO2.
Donner une place à l’hydrogène et aux autres solutions
Plutôt que de miser exclusivement sur les véhicules électriques à batterie, les industriels appellent à une reconnaissance plus large des technologies alternatives. Parmi celles-ci figurent les véhicules à hydrogène, les hybrides rechargeables, les moteurs thermiques à haut rendement, ainsi que les carburants décarbonés.« La neutralité technologique devrait être le principe directeur des politiques européennes », insistent les auteurs de la lettre, qui plaident pour que toutes les technologies pouvant contribuer à la décarbonation soient considérées.
Une filière hydrogène fragilisée
L’appel survient dans un contexte difficile pour la mobilité hydrogène. Si certains constructeurs comme Hyundai ou Toyota poursuivent leurs efforts, d'autres, comme Stellantis ou Renault via sa filiale Hyvia, ont décidé de se retirer du marché, pointant les coûts élevés de la solution et le manque de stations de ravitaillement. Du côté du poids lourd, Daimler a décidé de reporter la production en série de son camion à hydrogène.
Les signataires jugent que les réglementations actuelles freinent l’investissement et la compétitivité industrielle en Europe. Ils appellent à une meilleure reconnaissance des efforts de réduction des émissions dans la fabrication, et à des politiques incitatives stables.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les instances européennes sont alertées. Déjà en 2023, l'ACEA interpellait la Commission européenne sur les objectifs de déploiements de stations hydrogène pour la mobilité lourde.
L’appel survient dans un contexte difficile pour la mobilité hydrogène. Si certains constructeurs comme Hyundai ou Toyota poursuivent leurs efforts, d'autres, comme Stellantis ou Renault via sa filiale Hyvia, ont décidé de se retirer du marché, pointant les coûts élevés de la solution et le manque de stations de ravitaillement. Du côté du poids lourd, Daimler a décidé de reporter la production en série de son camion à hydrogène.
Les signataires jugent que les réglementations actuelles freinent l’investissement et la compétitivité industrielle en Europe. Ils appellent à une meilleure reconnaissance des efforts de réduction des émissions dans la fabrication, et à des politiques incitatives stables.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les instances européennes sont alertées. Déjà en 2023, l'ACEA interpellait la Commission européenne sur les objectifs de déploiements de stations hydrogène pour la mobilité lourde.
Vers un tournant stratégique en septembre ?
La lettre intervient en amont du « Dialogue stratégique sur le futur de l’industrie automobile », prévu le 12 septembre prochain.Pour les auteurs, ce rendez-vous constitue une opportunité de « corriger la trajectoire » et de construire une transition plus réaliste, économiquement viable, et technologiquement diversifiée. Affaire à suivre…

