Etude
Que retenir du baromètre 2025 de France Hydrogène ?
Source : Freepik
Comme chaque année, France Hydrogène profite du salon Hyvolution Paris pour présenter un état des lieux précis d’une filière hydrogène française en pleine transition, entre structuration et passage à l’échelle industrielle.
Avec cette quatrième édition de son baromètre annuel, France Hydrogène fait le point sur la dynamique de la filière de 2020 à 2025. Si la structuration est désormais bien engagée, le passage à l’échelle industrielle reste un défi majeur.
Alors que la filière représentait déjà 1 milliard d’euros de PIB et plus de 16 000 emplois en 2023, France Hydrogène présente l’année 2025 comme un tournant, marqué par la mise à jour de la stratégie hydrogène française.
« La dynamique internationale s’est intensifiée, la concurrence s’est accrue. Dans un contexte politique et économique complexe, la filière française doit impulser un sursaut collectif pour passer à l’échelle industrielle et consolider sa position stratégique », met en avant l’association, désormais présidée par Nicolas Brahy.
« En 2025, 50 MW de capacité d’électrolyse sont installés en France, tandis que 252 MW ont fait l’objet d’une décision finale d’investissement (FID) » chiffre l'association, qui estime que la capacité installée atteindrait 300 MW à fin 2026.
Principalement destiné au maritime, l’e-méthanol représente également un axe stratégique avec sept projets identifiés. Leur capacité cumulée atteint 730 000 tonnes par an, mobilisant 150 000 tonnes d’hydrogène décarboné. Ces carburants positionnent la France comme un acteur de référence en Europe.
Le raffinage et le bioraffinage mobiliseront à eux seuls 140 000 tonnes d’hydrogène par an d’ici 2035. Cinq projets sont déjà identifiés.
Enfin, la sidérurgie prépare aussi sa transition : deux projets de production d’acier par réduction directe du fer (DRI H2) devraient générer 2 millions de tonnes d’acier, nécessitant 170 000 tonnes d’hydrogène.
Selon France Hydrogène, 2 146 véhicules hydrogène circulaient dans l’Hexagone à fin 2025, soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre masque cependant une réalité contrastée.

La flotte est largement dominée par les véhicules particuliers, qui représentent 1 804 unités, en hausse de 21 % par rapport à 2024. Les véhicules utilitaires légers stagnent avec 206 unités (+2 %). Du côté des transports collectifs, 76 bus (+31 %) et 39 autocars (+129 %) sont recensés. Pour les poids lourds, seuls 9 camions circulent aujourd’hui, malgré une croissance de 50 %, et 12 camions bennes à ordures ménagères sont comptabilisés, en hausse de 71 %.
Du côté de l’infrastructure, le réseau se structure lentement. A fin 2025 et en comptant les installations de plus de 50 kg/jour, la France comptait 50 stations en service. À cela s’ajoutent 58 stations en projet dont le déploiement pourrait s’échelonner sur plusieurs années. Pas de quoi entrainer une montée en puissance significative des usages, d’autant que l’offre reste encore très limitée.
Avec cette quatrième édition de son baromètre annuel, France Hydrogène fait le point sur la dynamique de la filière de 2020 à 2025. Si la structuration est désormais bien engagée, le passage à l’échelle industrielle reste un défi majeur.
Alors que la filière représentait déjà 1 milliard d’euros de PIB et plus de 16 000 emplois en 2023, France Hydrogène présente l’année 2025 comme un tournant, marqué par la mise à jour de la stratégie hydrogène française.
« La dynamique internationale s’est intensifiée, la concurrence s’est accrue. Dans un contexte politique et économique complexe, la filière française doit impulser un sursaut collectif pour passer à l’échelle industrielle et consolider sa position stratégique », met en avant l’association, désormais présidée par Nicolas Brahy.
La production encore freinée par le financement
La France recense aujourd’hui 91 projets de production d’hydrogène décarboné, représentant un potentiel de 1,1 MtH?/an à horizon 2035. L’électrolyse est la technologie dominante, mais les investissements peinent à se concrétiser : sur les 6,7 GW de capacités d’électrolyse en projet, seulement 4 % des capacités projetées ont franchi le cap de la décision finale d’investissement (FID) en 2025.« En 2025, 50 MW de capacité d’électrolyse sont installés en France, tandis que 252 MW ont fait l’objet d’une décision finale d’investissement (FID) » chiffre l'association, qui estime que la capacité installée atteindrait 300 MW à fin 2026.
Des usages très variés
Les carburants de synthèse concentrent la majorité des projets : neuf initiatives autour de l’e-kérosène sont recensées en 2025, pour une capacité de production de 770 000 tonnes par an à horizon 2035, nécessitant 440 000 tonnes d’hydrogène.Principalement destiné au maritime, l’e-méthanol représente également un axe stratégique avec sept projets identifiés. Leur capacité cumulée atteint 730 000 tonnes par an, mobilisant 150 000 tonnes d’hydrogène décarboné. Ces carburants positionnent la France comme un acteur de référence en Europe.
Le raffinage et le bioraffinage mobiliseront à eux seuls 140 000 tonnes d’hydrogène par an d’ici 2035. Cinq projets sont déjà identifiés.
Enfin, la sidérurgie prépare aussi sa transition : deux projets de production d’acier par réduction directe du fer (DRI H2) devraient générer 2 millions de tonnes d’acier, nécessitant 170 000 tonnes d’hydrogène.
Mobilité : un déploiement encore (très) timide
Si la mobilité hydrogène continue de progresser en France, son développement relève toujours d’un marché de l’ultra-niche, fortement concurrencé par la solution électrique à batteries.Selon France Hydrogène, 2 146 véhicules hydrogène circulaient dans l’Hexagone à fin 2025, soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre masque cependant une réalité contrastée.

La flotte est largement dominée par les véhicules particuliers, qui représentent 1 804 unités, en hausse de 21 % par rapport à 2024. Les véhicules utilitaires légers stagnent avec 206 unités (+2 %). Du côté des transports collectifs, 76 bus (+31 %) et 39 autocars (+129 %) sont recensés. Pour les poids lourds, seuls 9 camions circulent aujourd’hui, malgré une croissance de 50 %, et 12 camions bennes à ordures ménagères sont comptabilisés, en hausse de 71 %.
Du côté de l’infrastructure, le réseau se structure lentement. A fin 2025 et en comptant les installations de plus de 50 kg/jour, la France comptait 50 stations en service. À cela s’ajoutent 58 stations en projet dont le déploiement pourrait s’échelonner sur plusieurs années. Pas de quoi entrainer une montée en puissance significative des usages, d’autant que l’offre reste encore très limitée.
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