Le moteur peut servir de propulsion principale ou être couplé à un générateur pour l'alimentation électrique auxiliaire. Il tolère aussi de petites quantités d'impuretés dans le flux d'hydrogène, ce qui ouvre la porte à des usages au-delà du naval, comme la production d'électricité stationnaire ou le ferroviaire. Sa combustion ne rejette ni CO2, ni oxydes d'azote ou de soufre, ni particules : seule de la vapeur d'eau s'échappe. Sa fabrication ne mobilise par ailleurs ni lithium, ni cobalt, ni platine, ni terres rares.



« Pour les armateurs et les opérateurs, une certification indépendante est essentielle pour bâtir la confiance dans la capacité des technologies émergentes à répondre aux exigences de sécurité, de fiabilité et de performance du secteur », a déclaré Claudene Sharp-Patel, directrice technique mondiale chez Lloyd's Register.

Le constructeur belge, coentreprise entre CMB.TECH et ABC Engines, s'est jusqu'à présent fait connaître avec des moteurs strictement bicarburant. Le remorqueur Hydrotug 1, premier au monde de sa catégorie, embarque deux V12 BeHydro de 2 MW fonctionnant à l'hydrogène et au diesel, une architecture reprise depuis sur d'autres remorqueurs commandés par Damen.

Lloyd's Register avait déjà accordé une approbation de principe à cette version bicarburant. Cette nouvelle certification marque donc, pour BeHydro, le passage du mélange à l'hydrogène pur.