En s’appuyant sur les préconisations du Giec, la région Bretagne cherche à préciser les contours de son programme d’action en faveur de la décarbonation. Elle espère pouvoir le croiser avec sa feuille de route pour développer l’hydrogène renouvelable d'ici à 2030.
L’objectif clairement affiché par la région Bretagne pour justifier le lancement de son appel à manifestation d’intérêt est d’identifier les initiatives en cours susceptibles d’exploiter l’hydrogène au sein de la flottille de pêche du territoire. Si tous les navires de la filière sont concernés par la démarche, la collectivité vise plus particulièrement ceux qui excèdent les 14 mètres et sont dédiés aux arts trainants. C’est-à-dire les bateaux qui encerclent les poissons pour les amener vers leurs filets dénommés sennes, et ceux qui tractent des dragues, chaluts et autres matériels pour réaliser leurs captures. En bref, les bâtiments qui sont en mouvement permanent lors des opérations. Par rapport aux arts dormants qui pratiquent à l’arrêt ou en dérive, ils consomment davantage d’énergie, alourdissant l’empreinte carbone de la pêche en mer.
Un appel à toute la filière hauturière
En lançant son appel, la région s’adresse à tous les acteurs qui dynamisent la filière hauturière au sens large. Ainsi les architectes et chantiers navals, les instituts techniques et organismes de recherche, les armateurs et organisations professionnelles, etc. Ils ont jusqu'au 30 novembre 2022 pour faire parvenir leur demande d’aide.