Des chercheurs du département des sciences de l'ingénieur de l'université d'Oxford sont parvenus à modifier des bactéries pour les transformer en « nanoréacteurs à hydrogène ». Capables de convertir l’eau en hydrogène grâce à la lumière du soleil, elles permettent de produire de l’hydrogène vert en s’affranchissant de catalyseurs, très onéreux, car fabriqués avec des métaux rares. Ils ont notamment franchi un cap décisif en développant une pompe à électrons activée par la lumière. Exploitant cette nouvelle bactérie, elle assure à leur technologie une efficacité, laissant entrevoir de possibles déploiements industriels économiquement rentables.
Si la place de l’hydrogène, dans la neutralité carbone visée à court terme, est désormais incontestée, la production actuelle reste fortement dépendante des combustibles fossiles. En effet, en moyenne, chaque kilogramme d’hydrogène produit (noir ou gris confondus) génère de 11,5 à 13,6 kg de CO2. De nombreuses recherches sont donc actuellement en cours pour pallier l’insuffisance d’hydrogène vert et, parmi celles-ci, la bio-ingénierie prend une place de plus en plus prégnante.
Dernier exemple en date, la nouvelle étude de l’équipe du professeur Wei Huang (Département des sciences de l'ingénieur, Université d'Oxford) qui a conduit à la création d’un « bionanoréacteur » cellulaire. Capable de réaliser l’électrolyse de l’eau et de produire de l’hydrogène uniquement à partir de la lumière du soleil, la nouvelle bactérie (Shewanella oneidensis) s’avère être un catalyseur stable, particulièrement efficace, mais surtout économiquement très rentable.
Une alternative convaincante aux catalyseurs habituels utilisés dans l’électrolyse de l’hydrogène
Comme le souligne le professeur Wei Huang (Département des sciences de l'ingénieur, Université d'Oxford) : « actuellement, la plupart des catalyseurs utilisés dans le commerce pour la production d'hydrogène vert reposent sur des métaux coûteux. Notre nouvelle étude a fourni une alternative convaincante sous la forme d'un biocatalyseur robuste et efficace. Il présente les avantages d'une plus grande sécurité et de coûts de production plus faibles. Autant d'éléments qui peuvent améliorer la viabilité économique à long termede la production d’hydrogène vert ».
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