Vert, bleu, gris, rose : connaissez-vous les couleurs de l'hydrogène ?

Vert, bleu, gris, rose : connaissez-vous les couleurs de l'hydrogène ?
Du bleu, du vert, du rose, du blanc ou même du noir… la palette de couleurs de l’hydrogène est particulièrement large. Plus ou moins propre, chaque couleur définit un mode de production. Explications.
 

Les principales couleurs de l’hydrogène

L’hydrogène noir

Considéré comme l’hydrogène le plus émetteur en CO2, l’hydrogène noir est produit à partir de charbon. Lui-même est converti en gaz avant d’être transformé en hydrogène.  

L’hydrogène gris

Aujourd’hui considéré comme le plus courant et le moins cher à produire, l’hydrogène gris est fabriqué à partir du vaporeformage du gaz. Malheureusement, il ne s’agit pas du moyen de production le plus écologique.

L’hydrogène bleu 

Dérivé de l’hydrogène gris, l’hydrogène bleu s’en distingue par le fait que sa production est associée à un dispositif de captage et de stockage du CO2 produit (CSC). Considéré comme un hydrogène « bas carbone », l’hydrogène bleu n’est pour autant pas 100 % propre.


 

L’hydrogène vert

L’hydrogène vert est produit à partir d’électricité d’origine renouvelable grâce à l’électrolyse de l’eau. Particulièrement vertueux, il concentre aujourd’hui une grosse partie des efforts des industriels et bénéficie de nombreux financements des gouvernements.


 

L’hydrogène rose

Egalement produit par électrolyse de l’eau, l’hydrogène rose est obtenu à partir d’électricité d’origine nucléaire.


 

L’hydrogène blanc

L’hydrogène blanc désigne un hydrogène extrait sous sa forme naturelle.


En France, de nouvelles définitions qui remplacent les couleurs

Incluse dans la loi énergie-climat, l'ordonnance du 17 février 2021 sur l'hydrogène a enfin permis à celui-ci d'intégrer juridiquement le code de l’énergie français. Ce texte législatif établit une catégorisation de l'hydrogène plus claire et plus précise que celle reposant sur les couleurs de l’hydrogène.
 
Cette nouvelle définition se base exclusivement sur les qualités environnementales de l’hydrogène, c'est-à-dire la source d’énergie primaire grâce à laquelle il est généré et les émissions de dioxyde de carbone inhérentes à sa fabrication.
 
Elle catégorise désormais l'hydrogène en trois classes :
  • le renouvelable, généré grâce à des sources d’énergie renouvelable dont la méthode de production comporte un niveau d’émission de dioxyde de carbone égal au poids d'hydrogène généré. Ce type d'hydrogène peut être produit via l'électrolyse d'une électricité renouvelable (solaire, éolienne, hydraulique) ou par d'autre méthodes utilisant des énergies propres.
  • le bas-carbone produit grâce à des énergies non renouvelables, mais dont le processus de fabrication respecte le même rapport "kg de CO2/kg de H2" que celui de la catégorie précédente
  • le carboné qui désigne un hydrogène produit grâce à des énergies fossiles. Cette procédure peut être effectuée via un vaporeformage du gaz naturel (11 kg de dioxyde de carbone émis par kg d'hydrogène généré), via une gazéification du charbon (20 kg de dioxyde de carbone émis par kg d'hydrogène généré) ou via une électrolyse de mélanges électriques carbonés. L'hydrogène carboné peut également être produit grâce à des énergies renouvelables, telles que la biomasse ou le biogaz, qui dépassent tous deux le seuil d’émission mentionné plus haut
 L'ordonnance de février 2021 inclut aussi l'hydrogène coproduit (via une tierce méthode de production) et l'hydrogène autoconsommé (c'est-à-dire généré et consommé sur son lieu de production).
 

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