L’investisseur souverain Mubadala Investment Company et l’opérateur italien de transport et de stockage de gaz Snam viennent de signer un protocole d’accord pour explorer les opportunités de développement de l’hydrogène sur le territoire. Ce produit servirait en particulier aux Emirats arabes unis au secteur industriel et à la mobilité.
Les Emirats arabes unis confirment par ce rapprochement le souhait d’exploiter diversement sur le territoire le gaz H2. Une première impulsion majeure avait été donnée l’année dernière lorsque Mubadala avait rejoint le Conseil mondial de l’hydrogène. Dans la foulée, cet investisseur formait
l’Abu Dhabi Hydrogen Alliance aux côtés de la principale compagnie pétrolière nationale ADNOC et de la holding ADQ qui développe de nombreuses activités dans les matières premières agricoles et l’alimentation. Objectif de cette alliance tripartite annoncée en janvier dernier : hisser Abou Dhabi en «
leader de confiance dans le domaine de l’hydrogène vert et bleu à faible teneur en carbone sur les marchés internationaux émergents ».
A l’interne, la création de cette structure vise aux Emirats à
élaborer une feuille de route pour accélérer l’adoption et l’utilisation de l’hydrogène dans des secteurs stratégiques tels les services publics, la mobilité et l’industrie.
Potentiel commercial à développer
Si Mubadala a choisi la Snam (Societa nazionale Metanodotti), c’est parce que cette entreprise a été la première en Europe à tester l’injection d’un mélange d’hydrogène et de gaz naturel dans son réseau. Depuis, elle a noué différents partenariats qui propulsent le gaz H2 dans différents secteurs, dont celui de la production d’acier et le transport ferroviaire.