En se limitant à son territoire, l’Institut américain de recherche sur les transports (ATRI) estime que les camions de plus de 15 tonnes qui tirent leur énergie d’une pile à combustible à hydrogène sont les plus légers pour l’environnement face aux modèles diesel et électriques à batterie.
Intitulée «
Comprendre les impacts CO2 des camions zéro émission : Une analyse comparative du cycle de vie des camions électriques à batteries, à pile à combustible hydrogène, et diesel traditionnels »,
l’étude publiée par l'ATRI s’appuie sur des données fédérales et industrielles.
Les rédacteurs entendent attirer l’attention des professionnels concernés avant la prise de décisions qui pourrait avoir des répercussions financières importantes à court terme et dans la durée. Et ce, du fait du surcoût à l’acquisition des modèles à zéro émission. Ils estiment que cet effort pourrait être disproportionnés et inutiles si les promesses de réduction des émissions carbonées ne sont pas au rendez-vous.
Selon l’ATRI, pour bien apprécier les avantages des camions fonctionnant avec les nouvelles énergies, en matière d’impact sur l’environnement et de retour sur investissement, il est important de ne pas s’arrêter à la seule phase d’exploitation des véhicules.
Comparaison sur le cycle de vie complet
L’institut préconise d’effectuer les comparaisons entre les diverses technologies sur le cycle de vie complet des engins. Ce qui comprend l’extraction des matières premières, la fabrication des véhicules y compris les batteries et pile hydrogène, la production de l’énergie (raffinage du pétrole, par exemple) et sa consommation par les camions, l’élimination et le recyclage.
Aux Etats-Unis, le transport pèse 29 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). L’ATRI souligne qu’auparavant, c’est la production d’électricité qui se trouvait en première ligne, désormais redescendue à 25 % en privilégient le gaz naturel (39,6 %) au charbon (20 %). Le mix énergétique se complète de 20,4 % de nucléaire, 19,4 % de renouvelable, 0,4 % d’huile résiduelle, et 0,3 % de biomasse. Ce qui n’est toutefois pas suffisant pour obtenir un mix énergétique vraiment vertueux. En nous focalisant sur les types de véhicules, les poids lourds sont responsables de 24 % des GES outre-Atlantique, en sandwich entre les voitures particulière / utilitaires légers (58 %) et l’aviation (10 %).
Aux Etats-Unis comme ailleurs dans le monde, les programmes pour une mobilité décarbonée s’enchaînent. Par exemple, la Californie exige pour 2035 que 75 % des nouveaux camions porteurs vendus neufs, et 40 % des tracteurs routiers, soient « zero émission ». Cinq ans plus tard, ils devront tous être ZE.