Energie
Aux Etats-Unis, la fin du crédit d'impôt hydrogène fait craindre le pire
Mis à jour le 27.05.2025 à 08:38
Source : Unsplash
Aux États-Unis, la possible suppression du crédit d’impôt pour l’hydrogène vert suscite de vives inquiétudes. Alors que les acteurs craignent un gel des investissements, ONG et experts dénoncent un recul climatique et économique.
La Chambre des représentants des États-Unis a adopté, par 215 voix contre 214, le projet de loi fiscale porté par Donald Trump. Surnommé le « One Big, Beautiful Bill », le texte prévoit notamment l’abrogation du crédit d’impôt 45V pour la production d’hydrogène bas-carbone. Il doit à présent être examiné au Sénat de façon plus approfondit.
Introduit dans l’Inflation Reduction Act (IRA), le crédit d’impôt permettait aux producteurs d’hydrogène de bénéficier d’un soutien allant jusqu’à 3 dollars par kilogramme produit. Considéré comme un pilier central de la décarbonation du pays, il devait rester en vigueur jusqu’en 2033 pour soutenir de la filière. Un plan bouleversé par l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Historiquement très critique à l’égard du dispositif, le Président américain avait déjà mis fin à certains dispositifs dès son arrivée au pouvoir.
« Ce projet de loi est un désastre pour les entreprises et les travailleurs, les familles et les communautés », a dénoncé Joanna Slaney, vice-présidente chargée des affaires politiques et gouvernementales au sein de l’EDF.
Une étude d’Energy Innovation estime que l’abrogation du crédit pourrait entraîner une hausse de 32 milliards de dollars des dépenses énergétiques des ménages américains d’ici dix ans. L’impact environnemental serait également significatif, avec plus de 530 millions de tonnes de CO2 supplémentaires attendues sur la même période.
Des États comme le Texas, la Californie, la Pennsylvanie, la Floride et la Géorgie, qui concentrent de nombreux projets autour des énergies vertes, seraient les plus touchés.
Pour les porteurs de projets, l’annonce est particulièrement préoccupante. Selon le texte adopté à la Chambre des représentants, seuls les sites dont la construction est engagée le 31 décembre 2025 pourront encore bénéficier du crédit 45V. Une échéance très courte qui pourrait conduire à l’abandon de certains projets. Surtout, la fin de cette aide fédérale viendrait mettre un coup d’arrêt à de nombreuses initiatives et réflexions en cours. Plusieurs acteurs du secteur hydrogène ont exprimé leur inquiétude, craignant un gel total des investissements.
La Chambre des représentants des États-Unis a adopté, par 215 voix contre 214, le projet de loi fiscale porté par Donald Trump. Surnommé le « One Big, Beautiful Bill », le texte prévoit notamment l’abrogation du crédit d’impôt 45V pour la production d’hydrogène bas-carbone. Il doit à présent être examiné au Sénat de façon plus approfondit.
Introduit dans l’Inflation Reduction Act (IRA), le crédit d’impôt permettait aux producteurs d’hydrogène de bénéficier d’un soutien allant jusqu’à 3 dollars par kilogramme produit. Considéré comme un pilier central de la décarbonation du pays, il devait rester en vigueur jusqu’en 2033 pour soutenir de la filière. Un plan bouleversé par l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Historiquement très critique à l’égard du dispositif, le Président américain avait déjà mis fin à certains dispositifs dès son arrivée au pouvoir.
Des répercussions économiques et environnementales
Selon l’Environmental Defense Fund (EDF), cette décision risque de ralentir la transition énergétique et de faire grimper les coûts pour les ménages et les entreprises.« Ce projet de loi est un désastre pour les entreprises et les travailleurs, les familles et les communautés », a dénoncé Joanna Slaney, vice-présidente chargée des affaires politiques et gouvernementales au sein de l’EDF.
Une étude d’Energy Innovation estime que l’abrogation du crédit pourrait entraîner une hausse de 32 milliards de dollars des dépenses énergétiques des ménages américains d’ici dix ans. L’impact environnemental serait également significatif, avec plus de 530 millions de tonnes de CO2 supplémentaires attendues sur la même période.
Des États comme le Texas, la Californie, la Pennsylvanie, la Floride et la Géorgie, qui concentrent de nombreux projets autour des énergies vertes, seraient les plus touchés.
Pour les porteurs de projets, l’annonce est particulièrement préoccupante. Selon le texte adopté à la Chambre des représentants, seuls les sites dont la construction est engagée le 31 décembre 2025 pourront encore bénéficier du crédit 45V. Une échéance très courte qui pourrait conduire à l’abandon de certains projets. Surtout, la fin de cette aide fédérale viendrait mettre un coup d’arrêt à de nombreuses initiatives et réflexions en cours. Plusieurs acteurs du secteur hydrogène ont exprimé leur inquiétude, craignant un gel total des investissements.

