Bateau à hydrogène
Transport maritime : l'hydrogène peut-il vraiment prendre le large ?
Source : Unsplash, image libre de droits
Lloyd’s Register publie un rapport sur l’hydrogène comme carburant maritime, soulignant à la fois son potentiel et les nombreux défis à lever.
Dans son dernier rapport Fuel for Thought, Lloyd’s Register (LR) analyse le rôle que pourrait jouer l’hydrogène dans la décarbonation du transport maritime. Selon l’organisation, ce carburant pourrait permettre d’atteindre l’objectif d’un secteur neutre en carbone d’ici 2050.
Le document étudie les différentes technologies de propulsion à l’hydrogène, notamment les moteurs à combustion interne et les piles à combustible. Ces dernières apparaissent comme les plus prometteuses pour les navires de petite taille opérant sur des trajets courts, tels que les ferries ou les remorqueurs.
Le manque d’infrastructures adaptées constitue un autre point critique. Le stockage et la manutention de l’hydrogène nécessitent des investissements lourds, alors que les projets de soutage restent limités. D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production d’hydrogène bas carbone représentait moins de 1 % de la production mondiale en 2025.
Par ailleurs, des réglementations sont en cours d’élaboration à l’Organisation maritime internationale (OMI), notamment sur les questions de sécurité. Ces normes devraient lever certaines incertitudes liées aux risques d’incendie ou d’explosion à bord.
« L’hydrogène a un rôle important à jouer dans la transition énergétique maritime, mais le passage à une production à grande échelle est complexe. Les progrès dépendront d’investissements précoces, d’une planification rigoureuse et d’une priorité absolue accordée à la sécurité » résume Padmini Mellacheruvu, spécialiste technique chez LR.
Dans son dernier rapport Fuel for Thought, Lloyd’s Register (LR) analyse le rôle que pourrait jouer l’hydrogène dans la décarbonation du transport maritime. Selon l’organisation, ce carburant pourrait permettre d’atteindre l’objectif d’un secteur neutre en carbone d’ici 2050.
Le document étudie les différentes technologies de propulsion à l’hydrogène, notamment les moteurs à combustion interne et les piles à combustible. Ces dernières apparaissent comme les plus prometteuses pour les navires de petite taille opérant sur des trajets courts, tels que les ferries ou les remorqueurs.
Des freins encore nombreux à lever
Malgré ce potentiel, plusieurs obstacles subsistent. LR évoque des défis à la fois techniques, économiques et réglementaires. Bonne nouvelle : aucun d’eux ne constitue un véritable blocage. Le principal frein reste la viabilité économique du carburant, tributaire des politiques climatiques et de la tarification du carbone.Le manque d’infrastructures adaptées constitue un autre point critique. Le stockage et la manutention de l’hydrogène nécessitent des investissements lourds, alors que les projets de soutage restent limités. D’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production d’hydrogène bas carbone représentait moins de 1 % de la production mondiale en 2025.
Des pistes concrètes pour favoriser l’adoption
Le rapport souligne néanmoins que l’hydrogène pourrait jouer un rôle indirect dans la transition énergétique maritime. En tant que composant central d’e-carburants comme l’e-ammoniac ou l’e-méthanol, son développement bénéficierait d’investissements dans ces filières.Par ailleurs, des réglementations sont en cours d’élaboration à l’Organisation maritime internationale (OMI), notamment sur les questions de sécurité. Ces normes devraient lever certaines incertitudes liées aux risques d’incendie ou d’explosion à bord.
Un marché en construction
Pour accélérer l’adoption, LR recommande d’investir dès maintenant dans des navires hybrides ou « hydrogen-ready ». Cela permettrait aux armateurs de préparer progressivement la transition sans attendre un cadre totalement finalisé.« L’hydrogène a un rôle important à jouer dans la transition énergétique maritime, mais le passage à une production à grande échelle est complexe. Les progrès dépendront d’investissements précoces, d’une planification rigoureuse et d’une priorité absolue accordée à la sécurité » résume Padmini Mellacheruvu, spécialiste technique chez LR.
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