Hydrogène : ces chercheurs coréens inventent une électrolyse PEM sans platine

Hydrogène : ces chercheurs coréens inventent une électrolyse PEM sans platine
En Corée du Sud, les chercheurs du KAIST et du KIER ont trouvé une façon de l' hydrogène vert sans utiliser de platine dans le processus d'électrolyse
Des chercheurs sud-coréens ont mis au point une nouvelle interface électrochimique permettant de produire de l’hydrogène par électrolyse sans utiliser de platine, réduisant ainsi les coûts.
 
Une équipe de chercheurs du KAIST (Korean Advanced Institute of Science and Technology) et du KIER (Korea Institute of Energy Research) a développé une solution pour améliorer la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau à membrane échangeuse de protons. Aujourd’hui considérée comme l’une des plus prometteuses, cette technologie requiert toutefois l’utilisation de métaux précieux comme le platine et l’iridium pour fonctionner efficacement. Un obstacle que les chercheurs sud-coréens sont parvenus à surmonter.
 
Couramment utilisé dans les électrolyseurs PEM, le catalyseur IrOx nécessite du platine pour fonctionner efficacement. En cause : une mauvaise conduction électronique entre les composants de l’électrode. Lors de leurs travaux, les scientifiques ont mis en lumière un phénomène appelé pinch-off, où la conduction des électrons est bloquée à l’interface entre le catalyseur, l’ionomère et le substrat en titane. L’ionomère, bien qu’indispensable à la conduction ionique, agit comme un isolant autour des particules du catalyseur et gêne le transfert d’électrons.


 
Pour contourner cette limite, l’équipe a modifié la taille des particules d’IrOx. Les résultats ont montré qu’à partir de 20 nanomètres, les zones de blocage électronique diminuaient nettement. Cela permet un meilleur transport des électrons entre le catalyseur et le support, sans besoin de recourir à du platine. Les chercheurs ont également retravaillé la structure du catalyseur pour réduire l’interférence de l’ionomère tout en maintenant une activité catalytique élevée.
 
« En garantissant des performances élevées, même sans matériaux coûteux comme le platine, nous nous rapprochons de la réalisation d'une économie de l'hydrogène » a souligné le professeur Hee-Tak Kim, l’un des auteurs de l’étude.