Hydrogène : le projet Air Liquide Normand'Hy soutenu par le gouvernement

Hydrogène : le projet Air Liquide Normand'Hy soutenu par le gouvernement
Le projet Air Liquide Normand’Hy de production d’hydrogène renouvelable à grande échelle, grâce à un électrolyseur de 200 MW, vient de franchir une étape supplémentaire. L’État français s’est engagé à soutenir, auprès de l’Union Européenne, la demande de subvention de 190 millions d’euros présentée par l’industriel français.
 
Normand’Hy est le projet phare, en France, d’Air liquide pour le développement de la production d’hydrogène. Son PDG, Benoît Potier, est un homme heureux car il vient d’obtenir l’appui du gouvernement français pour sa demande de financement auprès de l’Europe. Comme il le souligne, « ce soutien permettra de concrétiser un projet majeur et innovant de production d’hydrogène renouvelable à grande échelle. Il contribuera également à la création d’une filière hydrogène européenne compétitive, dont nous voulons être un des fers de lance avec notre partenaire Siemens Energy. Air Liquide Normand’Hy s’inscrit au cœur d’un vaste écosystème qui a pour ambition de décarboner le bassin industriel normand, notamment en rendant possible l’accès à un réseau d’hydrogène bas-carbone à de grands industriels ».



 
Grâce aux 190 millions attendus dans le cadre du PIIEC Hydrogène (Projet Important d’Intérêt Européen Commun Hydrogène), via le soutien de la France auprès de la  Commission Européenne, Air Liquide compte implanter son électrolyseur de 200 MW (pour la première tranche de travaux) à Port-Jérôme (en bordure de Seine). Utilisant la technologie à membrane par échange de protons (PEM) de Siemens Energy, sa mise en service est prévue en 2025.  Ce sera l’un des premiers électrolyseurs de cette taille à entrer en fonction.
 
Normand’Hy pourra fournir de l’hydrogène renouvelable aux industriels du bassin normand et contribuer au développement d’une mobilité lourde bas-carbone sur l’Axe Seine. Il contribuera plus particulièrement à la décarbonation de l’industrie du raffinage, en adéquation avec la réglementation RED2. Air Liquide a d’ailleurs signé un protocole d’accord avec TotalEnergies pour l’utilisation d’hydrogène renouvelable dans sa raffinerie de Gonfreville.

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