Moteur hydrogène
Hydrogène : pourquoi Westport recentre sa stratégie industrielle sur la Chine
Face au ralentissement de la filière hydrogène en Occident, Westport annonce l’ouverture d’un centre d’innovation en Chine. Une façon de se rapprocher d’un marché devenu le principal moteur mondial de la mobilité hydrogène.
Le groupe canadien Westport Fuel Systems prévoit l’ouverture d’un centre d’innovation et de production dédié à l’hydrogène en Chine d’ici fin 2025. Cette décision illustre un recentrage stratégique vers un marché où les perspectives de croissance restent portées par des politiques publiques volontaristes, en contraste avec la stagnation observée en Amérique du Nord et en Europe. « Le développement de l’hydrogène se poursuit à un rythme rapide en Chine », a résumé Daniel Sceli, PDG de Westport. « Nous observons un ralentissement ailleurs ».
C’est la raison pour laquelle Westport a décidé de regrouper une partie de sa production sur le territoire chinois. Le nouveau centre d’innovation bénéficiera des infrastructures existantes et d’une chaîne d’approvisionnement de plus en plus intégrée.
Le recentrage chinois est aussi stratégique pour Cespira, la coentreprise de Westport avec Volvo, qui développe la technologie HPDI (High Pressure Direct Injection). Déjà fonctionnelle sur les camions GNL de Volvo, la technologie doit aussi être appliquée à l’hydrogène. Les essais de la version hydrogène HPDI sont attendus en 2026, pour un lancement commercial d’ici 2030. En attendant, les ventes s’appuient sur le GNL en Europe, où plus de 9 000 camions HPDI circulent déjà, et sur le GNC en Amérique du Nord, toujours populaire pour son faible coût opérationnel.
D’après la China Hydrogen Alliance, jusqu’à 6,2 millions de FCEV pourraient être immatriculés chaque année d’ici 2050, dont plus de 80 % dans le secteur du transport de marchandises. Cette effervescence n’est toutefois pas le fruit du hasard. Subventions à l’achat, aides au déploiement d’infrastructures, intégration de l’hydrogène dans les plans quinquennaux… la filière est portée par un soutien étatique massif qui permet de soutenir l’émergence de nombreux acteurs. Un levier qui fait cruellement défaut en Europe.
Le groupe canadien Westport Fuel Systems prévoit l’ouverture d’un centre d’innovation et de production dédié à l’hydrogène en Chine d’ici fin 2025. Cette décision illustre un recentrage stratégique vers un marché où les perspectives de croissance restent portées par des politiques publiques volontaristes, en contraste avec la stagnation observée en Amérique du Nord et en Europe. « Le développement de l’hydrogène se poursuit à un rythme rapide en Chine », a résumé Daniel Sceli, PDG de Westport. « Nous observons un ralentissement ailleurs ».
Un choix pragmatique
Aujourd’hui, plus de 50 % du chiffre d’affaires de la division High-Pressure Controls & Systems (HPCS) de Westport est issu du marché chinois, principalement grâce à la vente de composants pour véhicules hydrogène (vannes, régulateurs, injecteurs…). Pourtant, le chiffre d'affaires global de cette division a reculé, passant de 3,6 millions de dollars au second trimestre 2024 à 2,9 millions au second trimestre 2025, conséquence d’un ralentissement mondial du secteur.C’est la raison pour laquelle Westport a décidé de regrouper une partie de sa production sur le territoire chinois. Le nouveau centre d’innovation bénéficiera des infrastructures existantes et d’une chaîne d’approvisionnement de plus en plus intégrée.
Le recentrage chinois est aussi stratégique pour Cespira, la coentreprise de Westport avec Volvo, qui développe la technologie HPDI (High Pressure Direct Injection). Déjà fonctionnelle sur les camions GNL de Volvo, la technologie doit aussi être appliquée à l’hydrogène. Les essais de la version hydrogène HPDI sont attendus en 2026, pour un lancement commercial d’ici 2030. En attendant, les ventes s’appuient sur le GNL en Europe, où plus de 9 000 camions HPDI circulent déjà, et sur le GNC en Amérique du Nord, toujours populaire pour son faible coût opérationnel.
La Chine, nouveau berceau mondial de la mobilité hydrogène
Avec plus de 390 stations de ravitaillement à hydrogène en service, la Chine représente aujourd’hui le marché le plus avancé pour les véhicules électriques à pile à combustible (FCEV). Multipliant les déploiements, le pays a concentré près de 50 % des ventes mondiales de véhicules à hydrogène au cours du premier semestre 2025.D’après la China Hydrogen Alliance, jusqu’à 6,2 millions de FCEV pourraient être immatriculés chaque année d’ici 2050, dont plus de 80 % dans le secteur du transport de marchandises. Cette effervescence n’est toutefois pas le fruit du hasard. Subventions à l’achat, aides au déploiement d’infrastructures, intégration de l’hydrogène dans les plans quinquennaux… la filière est portée par un soutien étatique massif qui permet de soutenir l’émergence de nombreux acteurs. Un levier qui fait cruellement défaut en Europe.

