Au Mans, l'hydrogène s'invite au Congrès des Sapeurs-Pompiers

Au Mans, l'hydrogène s'invite au Congrès des Sapeurs-Pompiers
Organisé au Mans du 8 au 11 octobre prochains, le 131e Congrès des Sapeurs-Pompiers mettra l'hydrogène au coeur des échanges.

Du 8 au 11 octobre 2025, Le Mans accueillera le 131e Congrès National des Sapeurs-Pompiers de France. Cet événement, organisé par le SDIS de la Sarthe (SDIS72), mettra en lumière les enjeux de sécurité civile et les évolutions du métier.

Parmi les thématiques phares, l’hydrogène sera largement mis en avant. Tables rondes, démonstrations, expositions et ateliers lui seront consacrés. Objectif : montrer comment cette technologie peut accompagner la transition énergétique, tout en respectant les impératifs de sécurité.

Un partenariat stratégique autour du Mans

Le congrès se tiendra sur deux sites emblématiques : le Centre des Expositions et le Circuit des 24 Heures du Mans. C’est sur ce dernier que l’hydrogène s’illustrera tout particulièrement, à travers des démonstrations de véhicules, des modules expérimentaux et la présentation de solutions de ravitaillement à 700 bars.

Le village hydrogène, installé dans le paddock du circuit, accueillera les visiteurs autour d’ateliers pédagogiques et d’échanges techniques. Ce dispositif est porté par l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) et le programme MissionH24, développé en collaboration avec H24Project.

La sécurité pour défi commun

Depuis 2018, l’ACO s’est engagée dans une stratégie visant à intégrer l’hydrogène en compétition automobile, avec l’ambition de créer une catégorie dédiée à l'hydrogène dès 2028 dans les 24 Heures du Mans et le Championnat WEC. Pour cela, un travail étroit avec les services de sécurité civile est jugé indispensable.

« Sécurité des véhicules, du stockage, des ravitaillements, tout est à créer, à réguler », résume Pierre Fillon, président de l’ACO. Le partenariat avec le SDIS72 vise précisément à construire un cadre sécurisé, dès le développement de cette technologie. « Il ne s’agit pas de nier les risques, mais d’anticiper et de construire des protocoles adaptés » précise Christophe Frerson, colonel honoraire du SDIS72.


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