Energie
Lhyfe vacille : le champion français de l'hydrogène vert contraint de réduire ses effectifs
Spécialiste français de l’hydrogène vert, la startup française Lhyfe compte supprimer près de la moitié de ses effectifs. Un projet social d’ampleur, motivé par des débouchés limités et une rentabilité incertaine.
Les mauvaises nouvelles s’enchainent pour Lhyfe. Alors que l’entreprise a dû abandonner un gros projet dans l’Ouest, un article publié par La Tribune ce samedi 31 janvier évoque une réduction drastique des effectifs.
Selon le quotidien, la jeune entreprise compterait se séparer d’environ 100 salariés sur un total de 196 d’ici la fin de l’année. Le plan toucherait tous les départements : ingénierie, support et fonctions commerciales.
Cette décision est la conséquence d’un ralentissement global de la filière. Le marché de l’hydrogène vert, notamment pour la mobilité, n’a pas connu la croissance escomptée. L’entreprise évoque « un resserrement des perspectives commerciales » et des « difficultés de rentabilité à court terme ».
Comme de nombreux acteurs de la filière, La direction pointe aussi un environnement réglementaire peu incitatif. L'absence de mécanismes de soutien concrets pour l’hydrogène renouvelable est dénoncée, tout comme les lenteurs administratives pour accéder aux aides du fonds européen CEF.
Malgré plusieurs unités de production lancées à Bouin (Vendée), Buléon (Morbihan) et Bessières (Occitanie), les commandes peinent à se concrétiser. La société revendique 60 livraisons mensuelles, un volume jugé insuffisant pour assurer sa viabilité.
Les mauvaises nouvelles s’enchainent pour Lhyfe. Alors que l’entreprise a dû abandonner un gros projet dans l’Ouest, un article publié par La Tribune ce samedi 31 janvier évoque une réduction drastique des effectifs.
Selon le quotidien, la jeune entreprise compterait se séparer d’environ 100 salariés sur un total de 196 d’ici la fin de l’année. Le plan toucherait tous les départements : ingénierie, support et fonctions commerciales.
Cette décision est la conséquence d’un ralentissement global de la filière. Le marché de l’hydrogène vert, notamment pour la mobilité, n’a pas connu la croissance escomptée. L’entreprise évoque « un resserrement des perspectives commerciales » et des « difficultés de rentabilité à court terme ».
Comme de nombreux acteurs de la filière, La direction pointe aussi un environnement réglementaire peu incitatif. L'absence de mécanismes de soutien concrets pour l’hydrogène renouvelable est dénoncée, tout comme les lenteurs administratives pour accéder aux aides du fonds européen CEF.
Un modèle centré sur la mobilité en difficulté
Historiquement, Lhyfe visait la mobilité routière, en particulier les bus et véhicules utilitaires à hydrogène. Mais la demande reste faible, freinée par des prix encore élevés du kilo d’hydrogène et la concurrence des batteries électriques.Malgré plusieurs unités de production lancées à Bouin (Vendée), Buléon (Morbihan) et Bessières (Occitanie), les commandes peinent à se concrétiser. La société revendique 60 livraisons mensuelles, un volume jugé insuffisant pour assurer sa viabilité.
Un dirigeant grassement payé
Si Lhyfe a cumulé 21.7 millions d’euros de pertes au premier semestre 2025, son dirigeant, Matthieu Guesné, ne s’est pas privé de rémunérations conséquentes. Selon le quotidien, ce dernier aurait perçu 9 millions d’euros en trois ans, dont 7,97 millions d’euros sur la seule année 2022. De quoi alimenter les tensions entre direction et salariés…
Si Lhyfe a cumulé 21.7 millions d’euros de pertes au premier semestre 2025, son dirigeant, Matthieu Guesné, ne s’est pas privé de rémunérations conséquentes. Selon le quotidien, ce dernier aurait perçu 9 millions d’euros en trois ans, dont 7,97 millions d’euros sur la seule année 2022. De quoi alimenter les tensions entre direction et salariés…

