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La PFA révise sa position sur la mobilité hydrogène

La PFA révise sa position sur la mobilité hydrogène
La Plateforme Filière Automobile et Mobilités (PFA) vient de mettre à jour sa position vis-à-vis de la filière hydrogène qu’elle estime complémentaire aux véhicules électriques à batteries.
 
Publié en marge de l’organisation du salon Hyvolution à Paris, ce document d’une vingtaine de pages dresse un nouvel état des lieux de la filière hydrogène et identifie une série de mesures à mettre en place pour accélérer son développement.
 

Complémentaire à l’électrique à batteries

« La mobilité hydrogène, par sa complémentarité avec les technologies de stockage de l’énergie par batterie, répond à des besoins du marché, en termes de rayon d’action et/ou de taux d’usage du véhicule élevé » introduit le document avec un positionnement assez proche de celui d’une fiche technique de l’ADEME publiée en avril 2018.

Pour la PFA, la filière hydrogène ne pourra émerger que sous certaines conditions. Le document liste ainsi des recommandations à destination des industriels et décideurs publics.
 

Un écosystème nécessaire

La PFA évoque en premier lieu la nécessité de créer un écosystème français et européen autour de la chaîne de valeur de l’hydrogène. « L’émergence d’un marché de véhicules à hydrogène est conditionnée par l’existence d’un écosystème hydrogène bien plus large que la mobilité qui dépend essentiellement des stratégies énergétiques des Etats » souligne le document qui appelle à la mise en place de « déclencheurs » pour impulser le développement de la filière « La mobilité H2 est aussi une opportunité pour asseoir des champions industriels français » complète le document.
 

Un hydrogène vert à tarif compétitif

Appelant à mieux contrôler l’impact environnemental de la mobilité hydrogène sur l’ensemble du cycle de vie mais aussi à mieux analyser les enjeux liés au recyclage des composants arrivés en fin de vie, la PFA rappelle l’importance de l’hydrogène décarboné.
 
« La filière de production d’hydrogène doit établir la roadmap technologique et économique, et ses conditions de réussite, pour assurer la transition progressive entre hydrogène carboné vers un hydrogène « renouvelable » à horizon 20 ans » recommande la PFA.
 
Un hydrogène vert dont la production comprend également un enjeu économique. Actuellement vendu entre 10 et 14 € du kilo, l’hydrogène devra impérativement diminuer pour se démocratiser dans la mobilité. Selon la PFA, un premier seuil de 7 €/kg sera nécessaire pour que l’hydrogène parviennent à franchir le cap des 1 % des ventes annuelles mondiales de véhicules légers (VL) et utilitaires légers (VUL).
 

Une technologie moins coûteuse

Nécessaire pour la production de l’hydrogène, la réduction des coûts l’est tout autant pour les différents composants qui équipent les véhicules.
 
Principal enjeu : parvenir à passer de la petite à la grande série pour parvenir aux économies d’échelle indispensables au décollage de la filière.
 

Des mesures de soutien indispensables 

Pour la PFA, un soutien public reste nécessaire pour soutenir la filière à tous les niveaux :  R&D, déploiement industriel, aides à l’achat des véhicules et à l’hydrogène vendu en stations.
 
Objectif : permettre d’atteindre un TCO compétitif, tant que les volumes ne sont pas suffisants. « Il doit s’inscrire dans la dynamique de soutien Européenne » souligne le document.
 

Un démarrage par les véhicules lourds et utilitaires

Pour la PFA, le marché de l’hydrogène démarrera en premier lieu dans le secteur du véhicule utilitaire et du transport lourd (camions et bus). Une approche orientée flottes qui permettra de faciliter le déploiement des infrastructures et leur amortissement.
 
N’en déplaise à Toyota et à Hyundai, la PFA estime que le développement des voitures particulières à hydrogène n’interviendra que dans un « 2ème temps ».

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