Au Royaume-Uni, la filière hydrogène en péril

Au Royaume-Uni, la filière hydrogène en péril
La filière hydrogène britannique traverse une zone d’incertitude. L’association professionnelle HEA alerte sur des retards gouvernementaux qui fragilisent l’investissement et l’emploi dans un secteur clé de la transition énergétique.

Une filière aux abois faute de stratégie nationale claire. Au Royaume-Uni, la Hydrogen Energy Association tire la sonnette d’alarme. Dans une lettre ouverte adressée aux autorités, l’organisme estime que l’absence d’avancées rapides pourrait freiner les investissements. Elle appelle notamment à une révision rapide de la stratégie hydrogène. Elle demande aussi la publication des résultats du second Hydrogen Allocation Round (HAR2). Sans ces signaux, le Royaume-Uni risque de perdre du terrain face à ses concurrents internationaux.

« Le secteur britannique de l'hydrogène est prêt à investir, à construire et à fournir des services, mais il ne peut pas le faire dans un vide politique », a averti Emma Guthrie, Présidente de HEA.

Des emplois et investissements en jeu

La HEA a transmis au gouvernement plusieurs études de cas illustrant les montants déjà menacés. Ces exemples complètent son rapport récent sur l’état de la nation hydrogène. L’étude souligne le potentiel économique du secteur sous un cadre stable et cohérent.

Selon les répondants à son enquête, un environnement plus efficace pourrait multiplier par quatre les emplois d’ici 2030. Environ 17 000 postes pourraient ainsi être créés dans l’ingénierie, la construction et l’exploitation.

L’urgence d’agir

L’association estime que la fenêtre d’opportunité reste ouverte, mais se réduit.

« Le Royaume-Uni a les capacités, les projets et les personnes. Ce qui manque, c’est le rythme et la coordination » a dénoncé la présidente de HEA, affirmant être prête à travailler de concert avec les autorités.