L’édition 2022 du rallye Aïcha des Gazelles sera marquée par l’apparition de l’hydrogène dans la flotte des véhicules inscrits. C’est Sophie Fleureau et Cendrine Merrer qui piloteront Bugs BuggHy, un 4x4 à châssis tubulaire équipé d’une pile H2 par l’association Eco Solar Breizh.
Sophie Fleureau n’est autre que l’épouse du président d’
Eco Solar Breizh auquel nous avons donné la parole il y a quelques jours pour
présenter le buggy H2 en cours de préparation. Elle est d’ailleurs cofondatrice, avec un couple d’amis, de l’association. «
Je baigne depuis 20 ans dans ce milieu de la mobilité douce. Nous allions avec nos enfants assister aux épreuves du Shell Eco-marathon. Je me suis occupé pour l’association de la logistique, des déplacements, de l’organisation sur place, et de la sécurité. Je veillais aussi au bien-être des pilotes », se présente-telle. «
Depuis janvier, je roule en voiture électrique à batterie », précise-t-elle, enthousiaste à l’idée d’effectuer les premiers tours de roues avec la version stabilisée du buggy H2.
De son côté, Cendrine Merrer découvre ce carburant alternatif pour la mobilité. «
Je travaille dans une grosse entreprise en mutuelle et assurance. Je ne connaissais de l’hydrogène, il y a encore peu, que ce qu’en disaient les reportages télévisés », avoue-t-elle. La formation de l’équipage Gaz’Elles West était pour toutes les 2 une évidence. «
Nous avons l’impression de nous connaître depuis longtemps, alors que notre première rencontre ne remonte qu’à 2013, à l’occasion de la fête des voisins. Nous avons ensuite toutes les 2 vécu une année compliquée, chacune en arrêt pour longue maladie. Nous avons été alors un moteur l’une pour l’autre. Ce qui nous rend plus fortes pour participer ensemble au rallye Aïcha des Gazelles », poursuit Sophie Fleureau.
L’idée d’un rallye déjà dans les têtes
«
Cendrine et moi avions déjà évoqué l’idée de participer ensemble à une aventure comme le rallye Aïcha des Gazelles. Je n’en avais pas parlé à Jean-Luc. Ca me paraissait financièrement inaccessible. J’avais déjà eu le rôle de pilote d’essai sur les modèles GPL que nous avions développés pour le Shell Eco-marathon, mais sans participer moi-même aux épreuves », révèle Sophie Fleureau. «
Vivre un rallye Aïcha des Gazelles était également pour moi un rêve, que je n’imaginais pas pouvoir réaliser non plus », abonde Cendrine Merrer. « Je n’aime pas faire la course au plus rapide, mais je suis solidaire d’une démarche qui permet de développer des engins fonctionnant avec des énergies alternatives. J’aime aussi le côté stratégie à mettre en œuvre pour effectuer le moins de kilomètres, comme dans le rallye des Gazelles. Avec Jean-Luc, on fait de la voile. J’ai mon permis hauturier : ça va aider », ajoute sa coéquipière.
L’annonce de leur participation
«
Jean-Luc est quelqu’un de très passionné avec des projets plein la tête. Je me suis dit : ‘Houlà, qu’est-ce qu’il va me proposer !?’. Je savais déjà que l’hydrogène avait pris une importance considérable pour lui. Quand il a exprimé sa demande pour que je pilote Buggs BuggHy, j’ai tout de suite accepté, sans réfléchir. Maintenant, je mesure l’ampleur de la préparation. On va y passer tous nos week-ends ! », témoigne Sophie Fleureau.
C’est elle qui a demandé directement à Cendrine Merrer si elle voulait bien être copilote. «
Elle m’a présenté ça sous la forme d’un rébus. Je n’arrivais pas à comprendre le message, alors que j’avais bien trouvé les mots ‘rallye’ et ‘Gazelles’. Je me disais que ce n’était pas possible. Mais quand j’ai réalisé, je n’ai pas mis longtemps à sortir un ‘Oui !’ très intense. C’est un projet qui prend beaucoup sur les congés. J’ai une fille de 12 ans et un fils de 15. C’est un peu un sacrifice familial. Mais mon mari m’a dit : ‘Vas-y !’ », a-t-elle apprécié.