Mobilité
« Le prix de l'hydrogène n'est rien comparé au coût de l'inaction » : Atawey défend une filière industrielle stratégique
Patron du fabricant de stations hydrogène Atawey, Jean-Michel Amaré appelle à accélérer la transition hydrogène, jugée indispensable à la décarbonation des mobilités.
Face au ralentissement de la filière, Jean-Michel Amaré, président et cofondateur d’Atawey, alerte sur les retards accumulés en matière de mobilité hydrogène. Dans une tribune publiée sur BPI France, il dénonce l’attentisme européen et appelle à une mobilisation immédiate pour éviter de manquer une opportunité technologique, énergétique et industrielle.
Face au ralentissement de la filière, Jean-Michel Amaré, président et cofondateur d’Atawey, alerte sur les retards accumulés en matière de mobilité hydrogène. Dans une tribune publiée sur BPI France, il dénonce l’attentisme européen et appelle à une mobilisation immédiate pour éviter de manquer une opportunité technologique, énergétique et industrielle.
Hydrogène : une technologie de rupture déjà prête
Selon Jean-Michel Amaré, le débat autour de l’efficacité de l’hydrogène masque une réalité concrète : ses atouts sont déjà validés sur le terrain, notamment pour les usages intensifs et la mobilité lourde. Il cite les limites actuelles des infrastructures électriques, la difficulté à stocker l’électricité excédentaire, ou encore l’impossibilité de recharger massivement des camions électriques sans surcharge réseau. L’auteur insiste sur la triple souveraineté que permettrait l’hydrogène : énergétique, technologique et industrielle. L’Europe possède déjà les compétences et les technologies. Mais elle doit structurer une filière cohérente, alignée avec ses ambitions climatiques.Des mesures concrètes pour changer d’échelle
Pour passer à l’industrialisation, le patron d’Atawey appelle à :- Inscrire l’hydrogène dans toutes les stratégies de décarbonation, y compris au niveau territorial (PCAET, SRADDET…).
- Mobiliser rapidement les outils réglementaires et financiers existants, notamment l’IRICC et la transposition ambitieuse du règlement européen AFIR.
- Soutenir les écosystèmes territoriaux qui expérimentent déjà la mobilité hydrogène.
- Construire une gouvernance européenne forte et stable, pour éviter la dispersion des efforts.

