Quoi de mieux que de découvrir le village H2 des 24 Heures du Mans accompagné d’un guide très impliqué dans l’hydrogène et qui a grandi dans un écosystème influencé par le circuit.
Francis Gasnier, 58 ans, est animateur du cluster hydrogène lancé par la CCI des Côtes-d’Armor. Grâce à lui, nous avons déjà produit plusieurs articles autour de la mobilité H2. Ce très sympathique manceau de naissance est aussi administrateur de l’Automobile Club de l’Ouest qui organise les 24 Heures. Il est donc très à l’aise avec tout l’écosystème qui gravite autour des fameuses épreuves :
« Je viens sur le circuit depuis mes 10 ans. Mon père était mécano chez Peugeot. J’ai moi-même poursuivi un cursus en commerce automobile dans ma ville de naissance. Je fréquente les stands depuis 1990 ».
Un peu comme un enfant qui a des étoiles dans les yeux quand il réalise certains de ses rêves les plus chers, il a vu s’épanouir le village hydrogène monté à temps pour accueillir les spectateurs avant le top départ :
« En un an, la taille de cet espace a été multipliée par 2 ou 3. L’année dernière, seule la MissionH24 de l’ACO était exposée. En 2023, 6 voitures étaient alignées, sans compter les autres véhicules ».
En dehors des bolides
Il n’y avait pas que des bolides dans le village hydrogène des 24 Heures du Mans. On y trouvait aussi l’autobus Caetano fabriqué au Portugal et qui arbore fièrement le sigle Toyota en calandre pleine. Watèa by Michelin présentait un fourgon Citroën Jumpy afin de promouvoir son offre naissante en utilitaires électriques à pile à combustible alimentée en hydrogène vert.
Diverses activités étaient proposées au grand public autour de la molécule H2 :
« Contre des goodies à gagner, les visiteurs devaient répondre à des questions. Par exemple : ‘Qui a découvert l’hydrogène ?’, ‘A quoi ça sert ?’. Des maquettes en rapport avec l’hydrogène étaient exposées, représentant la MissionH24, des camions, réservoirs en carbone, piles à combustible, etc. ». Et dans la grosse bulle bleue ?
« Là aussi, des animations parfois très sonores attendaient les visiteurs. J’ai bien aimé les présentations très technologiques, un peu à la manière de la fête de la science, effectuées par des enseignants-chercheurs et des chimistes. La partie consacrée à l’emprisonnement des molécules H2 par absorption dans les réservoirs m’a bien intéressé ».