Energie
Hydrogène bas carbone : l'AIE trace la voie d'un nouveau cycle de croissance
Dans une analyse publiée en amont de son Global Hydrogen Review 2025, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que le secteur de l’hydrogène bas carbone continue de progresser. Malgré les retards et les annulations de projets, la dynamique reste réelle.
La demande mondiale d’hydrogène a atteint 100 millions de tonnes en 2024 chiffre l'AIE dans une nouvelle analyse. Elle progresse d’environ 2 % par rapport à 2023, soit un rythme proche de la croissance de la demande énergétique globale.
Cette consommation reste largement concentrée dans les raffineries, la chimie et la sidérurgie. Aujourd’hui, l’hydrogène est encore produit quasi exclusivement à partir de combustibles fossiles sans captage du carbone. En 2024, sa production a mobilisé environ 290 milliards de mètres cubes de gaz naturel et 90 millions de tonnes équivalent charbon.
Selon l’AIE, les projets engagés pourraient porter cette production à plus de 4 Mt d’ici 2030. Cela représenterait environ 4 % de la production totale d’hydrogène à cette échéance, contre moins de 1 % aujourd’hui. Ces volumes restent inférieurs aux ambitions affichées au début des années 2020. À l’époque, les États avaient annoncé des objectifs cumulés de 190 GW d’électrolyse à l’horizon 2030. Fin 2022, moins de 0,7 GW étaient opérationnels dans le monde.
Pour autant, l’Agence estime que le secteur ne connaît pas un arrêt brutal, pointant que d’autres technologies énergétiques, comme le solaire photovoltaïque, ont aussi connu des phases de développement irrégulières.
La Chine, l’Europe, l’Inde et l’Amérique du Nord concentrent près de 90 % des capacités engagées à l’horizon 2030.
L’Agence recommande ainsi de cibler en priorité les usages existants de l’hydrogène, de développer des mécanismes de soutien à la demande et d’intégrer des critères d’achat dans les dispositifs d’aide à la production.
Selon l’Agence, le maintien de la dynamique reste dépendante du contexte politique et d’un cadre réglementaire clair. Ces conditions sont jugées indispensables pour permettre à l’hydrogène bas carbone de franchir une nouvelle étape de développement.
La demande mondiale d’hydrogène a atteint 100 millions de tonnes en 2024 chiffre l'AIE dans une nouvelle analyse. Elle progresse d’environ 2 % par rapport à 2023, soit un rythme proche de la croissance de la demande énergétique globale.
Cette consommation reste largement concentrée dans les raffineries, la chimie et la sidérurgie. Aujourd’hui, l’hydrogène est encore produit quasi exclusivement à partir de combustibles fossiles sans captage du carbone. En 2024, sa production a mobilisé environ 290 milliards de mètres cubes de gaz naturel et 90 millions de tonnes équivalent charbon.
Une montée en puissance plus lente que prévu
L’hydrogène bas carbone, produit par électrolyse à partir d’électricité décarbonée, via la biomasse ou à partir de combustibles fossiles avec captage et stockage du CO2, reste marginal. En 2020, sa production dépassait à peine 0,5 Mt. Elle s’est approchée de 0,8 Mt en 2024 et pourrait atteindre près de 1 Mt en 2025.Selon l’AIE, les projets engagés pourraient porter cette production à plus de 4 Mt d’ici 2030. Cela représenterait environ 4 % de la production totale d’hydrogène à cette échéance, contre moins de 1 % aujourd’hui. Ces volumes restent inférieurs aux ambitions affichées au début des années 2020. À l’époque, les États avaient annoncé des objectifs cumulés de 190 GW d’électrolyse à l’horizon 2030. Fin 2022, moins de 0,7 GW étaient opérationnels dans le monde.
Pour autant, l’Agence estime que le secteur ne connaît pas un arrêt brutal, pointant que d’autres technologies énergétiques, comme le solaire photovoltaïque, ont aussi connu des phases de développement irrégulières.
Des projets plus grands et plus concentrés
La taille des projets progresse rapidement. En 2020, le plus grand électrolyseur en service affichait 25 MW. En 2025, un projet de 500 MW a été mis en service en Chine. En Arabie saoudite, le projet NEOM vise 2,2 GW d’ici 2027.La Chine, l’Europe, l’Inde et l’Amérique du Nord concentrent près de 90 % des capacités engagées à l’horizon 2030.
Le maillon faible : la demande
Pour l’AIE, l’incertitude sur la demande constitue le principal frein au développement de l’hydrogène bas-carbone. Les accords fermes d’achat à long terme représentent moins de 2 Mt par an. Un volume qui reste inférieur aux capacités susceptibles d’être mises en service d’ici 2030.L’Agence recommande ainsi de cibler en priorité les usages existants de l’hydrogène, de développer des mécanismes de soutien à la demande et d’intégrer des critères d’achat dans les dispositifs d’aide à la production.
Adapter les politiques publiques
L’AIE insiste sur la nécessité d’ajuster les politiques publiques. Subventions, garanties de prêts, quotas ou contrats carbone peuvent contribuer à réduire l’écart de coûts avec l’hydrogène fossile. Elle souligne aussi l’importance de systèmes de certification robustes pour tracer l’empreinte carbone sur l’ensemble de la chaîne de valeur.Selon l’Agence, le maintien de la dynamique reste dépendante du contexte politique et d’un cadre réglementaire clair. Ces conditions sont jugées indispensables pour permettre à l’hydrogène bas carbone de franchir une nouvelle étape de développement.

