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Australie : 178 millions d'euros pour développer l'hydrogène vert

Australie : 178 millions d'euros pour développer l'hydrogène vert
Etablissement financier national en charge de faciliter le développement des énergies renouvelables, la CEFC (Clean Energy Finance Corporation) a reçu mandat du gouvernement de débloquer une enveloppe de 300 millions de dollars australiens (178 millions d’euros) pour soutenir sur le territoire la croissance « d’une industrie de l’hydrogène propre, innovante, sûre et compétitive ».

Réduction des émissions

« Nous considérons l’hydrogène vert comme la voie la plus crédible vers la décarbonation pour les secteurs à forte émission et ceux qui sont dépourvus d’une alternative d’électrification évolutive. Ensemble, ces secteurs sont à l’origine de quelque 30% des émissions de gaz à effet de serre de l’Australie », chiffre Ian Learmonth à la tête de la CEFC. En 2019, le pays a dégagé dans l’atmosphère 551 millions de tonnes d’équivalent CO2.

Trois secteurs, qui pèsent respectivement à 18% (100 MtCO2-e), 18% (101 MtCO2-e) et 6% (35 MtCO2-e) sur ce total, pourraient profiter de l’hydrogène vert : transport, besoins en combustible, et processus industriels. Actuellement, en Australie, l’hydrogène est exploité à 70% pour produire de l’ammoniac. Une utilisation responsable de 1%  des émissions australiennes en gaz à effet de serre.

Dans les transports

Le gouvernement australien n’envisage pas dans l’immédiat d’exploiter l’hydrogène vert pour alimenter les voitures particulières et les vols civils intérieurs qui représentent tout de même 43% et 9% des émissions du secteur des transports. En revanche ce produit pourrait devenir le principal contributeur de la décarbonation du trafic des camions et bus (25% des émissions du secteur des transports) et d’autres véhicules comme les trains et bateaux (7%). Dans une moindre mesure, l’hydrogène vert pourrait participer à rendre plus vertueux l’usage des utilitaires légers (16% des émissions). « L’hydrogène est un vecteur d’énergie extrêmement polyvalent qui gagne un soutien important dans le monde entier actuellement comme carburant de l’avenir », commente Ian Learmonth.

Programme Arena

Le fonds supporté par la CEFC servira en priorité à financer les projets validés par le programme Arena. Ce dernier, qui sera doté d’une enveloppe de 70 millions de dollars australiens (41,5 millions d’euros), soutient les dossiers qui visent à démontrer la viabilité technique et commerciale de la production à grande échelle d’hydrogène renouvelable par électrolyse. De façon plus globale, la CEFC devra s’attacher à aider via le nouveau fonds des projets qui doivent déboucher sur des applications commerciales, intégrant des besoins en énergie satisfaits par des sources renouvelables, de manière efficiente, et en contribuant à la réduction des émission de gaz à effet de serre.

Besoins importants en financement

Autre point de sélection : l’importance des besoins en capitaux. La CEFC sélectionnera les candidatures qui seront associées à des demandes de l’ordre de 10 millions de dollars australiens (5,92 millions d’euros) ou plus. La contribution de l’établissement financier pourra être réalisée sous 2 formes : prêt ou participation au capital. Des cofinanciers ou des partenaires de fonds propres se joindront éventuellement à l’opération. « Le financement de la CEFC reste essentiel pour combler les lacunes du marché », souligne Ian Learmonth. Et ce, afin de renforcer la confiance des investisseurs potentiels.