Avion à hydrogène
L'avion hydrogène made in France valide ses tests aérodynamique
En validant avec succès son architecture hydrogène en soufflerie, la start-up toulousaine franchit une étape cruciale vers la réalisation de ses premiers essais en vol.
Beyond Aero poursuit le développement de son avion à hydrogène. L’entreprise toulousaine, qui envisage une production en France, avait déjà indiqué avoir atteint le niveau TLR6 l’automne dernier. Elle vient de franchir une étape supplémentaire, bouclant avec succès une campagne d’essais aérodynamiques en soufflerie. Réalisée dans les installations de basse vitesse du DNW à Marknesse, aux Pays-Bas, cette phase marque une étape clé dans le développement de son avion à hydrogène.
L’enjeu portait notamment sur la stabilité de l’appareil. Pour des raisons de sécurité, les réservoirs d’hydrogène gazeux sont intégrés à l’extérieur du fuselage. Une architecture qui engendre des zones d’interactions aérodynamiques complexes, notamment aux jonctions ailes-fuselage et en extrémité d’aile.
Des capteurs de pression répartis sur l’ensemble du modèle ont permis de corréler avec précision les données expérimentales aux simulations numériques, le tout avec l’appui de l’IA. Les résultats ont confirmé la stabilité et la prévisibilité du comportement aérodynamique dans l’enveloppe de vol visée.
« La forte corrélation entre les résultats expérimentaux et les simulations numériques, dans le domaine linéaire, valide solidement notre processus numérique », a souligné Delphine Bonnaud, responsable aérodynamique de Beyond Aero.
Basée à Toulouse, la start-up ambitionne de faire voler un premier démonstrateur d’ici 2027.
Beyond Aero poursuit le développement de son avion à hydrogène. L’entreprise toulousaine, qui envisage une production en France, avait déjà indiqué avoir atteint le niveau TLR6 l’automne dernier. Elle vient de franchir une étape supplémentaire, bouclant avec succès une campagne d’essais aérodynamiques en soufflerie. Réalisée dans les installations de basse vitesse du DNW à Marknesse, aux Pays-Bas, cette phase marque une étape clé dans le développement de son avion à hydrogène.
L’enjeu portait notamment sur la stabilité de l’appareil. Pour des raisons de sécurité, les réservoirs d’hydrogène gazeux sont intégrés à l’extérieur du fuselage. Une architecture qui engendre des zones d’interactions aérodynamiques complexes, notamment aux jonctions ailes-fuselage et en extrémité d’aile.
De la simulation au test réel
Les essais ont été réalisés sur une maquette à l’échelle 1:8. Selon Beyond Aero, plus de 60 000 points de données ont été collectés. Ces mesures couvraient une large gamme de configurations, y compris les angles d’attaque élevés et les situations de décrochage.Des capteurs de pression répartis sur l’ensemble du modèle ont permis de corréler avec précision les données expérimentales aux simulations numériques, le tout avec l’appui de l’IA. Les résultats ont confirmé la stabilité et la prévisibilité du comportement aérodynamique dans l’enveloppe de vol visée.
« La forte corrélation entre les résultats expérimentaux et les simulations numériques, dans le domaine linéaire, valide solidement notre processus numérique », a souligné Delphine Bonnaud, responsable aérodynamique de Beyond Aero.
Destinés à valider la conception aérodynamique, les tests en soufflerie ont été réalisés sur un prototype à l'échelle 1:8.
Un jalon clé vers la suite du programme
Ces essais viennent réduire les incertitudes avant le gel de la géométrie définitive de l’appareil. Ils constituent une base solide pour les prochaines étapes de développement, et en particulier la réalisation des premiers essais en vol.Basée à Toulouse, la start-up ambitionne de faire voler un premier démonstrateur d’ici 2027.

