Hydrogène vert : ce métal liquide activé par la lumière pourrait remplacer l'électrolyse

Hydrogène vert : ce métal liquide activé par la lumière pourrait remplacer l'électrolyse
Source : Unsplash
Une équipe australienne a mis au point une méthode inédite pour produire de l’hydrogène vert grâce à du gallium liquide activé par la lumière. Avec un rendement de 12,9 %, cette technologie pourrait concurrencer les électrolyseurs classiques.

Un métal liquide activé par la lumière

En Australie, une équipe de l’Université de Sydney a développé une méthode qui exploite les propriétés chimiques du gallium liquide. Ce métal possède un point de fusion bas, facilitant son passage à l’état liquide.

Les chercheurs suspendent des particules de gallium dans de l’eau douce ou de mer. Sous l’effet de la lumière solaire ou artificielle, le métal réagit avec l’eau. La réaction génère de l’hydrogène et forme de l’oxyhydroxyde de gallium à la surface des particules.


Un procédé circulaire

Le dispositif repose sur un processus chimique circulaire. Après la production d’hydrogène, l’oxyhydroxyde de gallium peut être reconverti en gallium métallique. Les chercheurs réutilisent ensuite ce gallium pour un nouveau cycle de production. Cette approche vise à limiter les pertes de matière et à réduire les coûts. Elle s’inscrit dans une logique d’optimisation des ressources.

L’équipe serait parvenue à atteindre un rendement maximal de 12,9 %. Elle travaille actuellement à améliorer le processus en vue d'une future commercialisation.

« Pour cette première démonstration de faisabilité, l'efficacité de cette technologie est très compétitive » a expliqué professeur Kourosh Kalantar-Zadeh, chercheur principal à l'École de génie chimique et biomoléculaire. « Par exemple, les cellules solaires à base de silicium, dont le rendement était de 6 % dans les années 1950, n'ont dépassé les 10 % que dans les années 1990 » compare-t-il.