Electrolyseurs
Le chinois Sungrow Hydrogen muscle sa présence en Europe avec ce centre R&D
Visuel : Sungrow
Sungrow Hydrogen vient d’ouvrir un laboratoire technologique à Munich pour développer ses électrolyseurs. Un moyen pour l’entreprise chinoise de mieux intégrer les exigences du marché européen tout en poursuivant sa stratégie d’expansion à l’échelle internationale.
Les entreprises chinoises poursuivent leur implantation sur le Vieux Continent. Malgré les inquiétudes croissantes des industriels européens sur une possible dépendance technologique, Sungrow Hydrogen a ouvert début août un laboratoire de recherche hydrogène à Munich, en Allemagne.
La filiale du groupe chinois Sungrow, spécialisée dans les électrolyseurs et solutions Power-to-X, renforce ainsi son ancrage européen. Le site, installé dans la zone de l’aéroport d’affaires de Munich, est destiné à accélérer les développements technologiques tout en rapprochant l’entreprise de ses clients et partenaires européens.
Le site regroupe quatre laboratoires spécialisés ainsi que plusieurs bancs d’essai. Il vient compléter un écosystème de R&D déjà structuré autour d’une plateforme de démonstration de 30 MW en Chine, ainsi que deux centres de recherche sur les matériaux et les produits.
Sungrow n'est d'ailleurs pas le seul acteur chinois à investir le marché européen. Début 2024, le fabricant chinois Peric annonçait un accord avec le groupe suédois pour industrialiser ses électrolyseurs alcalins en Europe. Plus récemment, c'est le spécialiste des stations hydrogène Houpu qui a annoncé son arrivée sur le Vieux Continent.
Face à ces enjeux, des discussions sont en cours à Bruxelles pour renforcer les instruments de défense commerciale et de soutien à la production locale. Lancées fin 2024, les secondes enchères de la Banque européenne de l’hydrogène avaient notamment introduit de nouveaux critères pour limiter la présence des électrolyseurs chinois.
Les entreprises chinoises poursuivent leur implantation sur le Vieux Continent. Malgré les inquiétudes croissantes des industriels européens sur une possible dépendance technologique, Sungrow Hydrogen a ouvert début août un laboratoire de recherche hydrogène à Munich, en Allemagne.
La filiale du groupe chinois Sungrow, spécialisée dans les électrolyseurs et solutions Power-to-X, renforce ainsi son ancrage européen. Le site, installé dans la zone de l’aéroport d’affaires de Munich, est destiné à accélérer les développements technologiques tout en rapprochant l’entreprise de ses clients et partenaires européens.
Vers des produits aux standards européens
Le Hydrogen Technology Laboratory a été conçu pour répondre aux normes allemandes en matière de sécurité industrielle. De quoi renforcer la crédibilité de Sungrow sur le marché européen, notamment face à des clients sensibles aux questions de conformité réglementaire.Le site regroupe quatre laboratoires spécialisés ainsi que plusieurs bancs d’essai. Il vient compléter un écosystème de R&D déjà structuré autour d’une plateforme de démonstration de 30 MW en Chine, ainsi que deux centres de recherche sur les matériaux et les produits.
Un signal fort dans un contexte sensible
Cet investissement intervient alors que plusieurs voix européennes s’inquiètent de l’offensive technologique chinoise dans le domaine des énergies renouvelables, notamment sur les segments critiques comme l’électrolyse ou les piles à combustible. Déjà dominante sur les batteries et le photovoltaïque, la Chine pourrait rapidement occuper une position centrale dans la filière hydrogène.Sungrow n'est d'ailleurs pas le seul acteur chinois à investir le marché européen. Début 2024, le fabricant chinois Peric annonçait un accord avec le groupe suédois pour industrialiser ses électrolyseurs alcalins en Europe. Plus récemment, c'est le spécialiste des stations hydrogène Houpu qui a annoncé son arrivée sur le Vieux Continent.
Face à ces enjeux, des discussions sont en cours à Bruxelles pour renforcer les instruments de défense commerciale et de soutien à la production locale. Lancées fin 2024, les secondes enchères de la Banque européenne de l’hydrogène avaient notamment introduit de nouveaux critères pour limiter la présence des électrolyseurs chinois.

