Ces éoliennes offshore géantes vont produire de l'hydrogène en mer du Nord

Ces éoliennes offshore géantes vont produire de l'hydrogène en mer du Nord
Société britannique spécialisée dans les énergies vertes, Cerulean Winds vient de dévoiler un projet de construction d’éoliennes offshore en mer du Nord. Courant 2024, deux cents turbines, d’une capacité horaire de 3 GW, alimenteraient à part égale des installations de production d’hydrogène vert et le réseau électrique.
 
« Le Royaume-Uni progresse dans la transition énergétique, mais un sentiment d'urgence et une approche commune sont nécessaires pour permettre une décarbonation rapide des actifs pétroliers et gaziers, faute de quoi il y a un risque de déclassement précoce et de pertes d'emplois importantes. Les émissions ne sont plus acceptables, à juste titre, mais avec les pénalités et les taxes sur les émissions à venir, le rôle de l'industrie pétrolière et gazière britannique dans la sécurité énergétique nationale pendant la transition pourrait être menacé si nous n’accélérons pas nos efforts ». Dan Jackson, directeur fondateur de Cerulean Winds, situe les enjeux de son méga-projet au-delà des arguments habituels d’une nécessaire transition écologique.

Pour lui, il en va de la sauvegarde de l’indépendance énergétique du Royaume-Uni et de la sauvegarde du tissu économique. En effet, les diverses taxes et contraintes, résultant des tentatives de réduction du réchauffement climatique, se traduiront inéluctablement par la diminution drastique des activités industrielles pétrolifères.


 
Grâce au champ d’éoliennes projeté, Cerulean espère alimenter le réseau électrique britannique et des installations de production d’hydrogène vert destiné à un usage sur le territoire anglais, voire à être exporté. On estime que les 160.000 emplois actuels dans le secteur pétrolier et gazier pourraient être sauvegardés et que, sur cinq ans, 200.000 nouveaux postes pourraient même être créés. D’ici là, Cerulean doit obtenir du gouvernement écossais et de celui de « sa gracieuse majesté », des autorisations dérogatoires d’utilisation des fonds marins, compte-tenu de l’ampleur du projet. A suivre.