Electrolyseurs
Fleuron français de l'hydrogène, McPhy s'inquiète pour l'avenir
Mis à jour le 04.04.2025 à 07:47
Malgré une nette hausse des commandes sur 2024, McPhy fait face à des tensions financières importantes. Désormais spécialisée dans les électrolyseurs, l’entreprise cherche des solutions stratégiques pour prolonger son horizon de trésorerie au-delà du 3e trimestre 2025.
McPhy ne va pas fort. Alors qu’il évoquait déjà ses difficultés en début d’année, l’industriel français vient de publier des résultats financiers inquiétants.
En 2024, le groupe annonce avoir réalisé 13,1 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est 30 % de moins que les 18,8 millions d’euros générés au cours de l’année 2023. Une baisse en partie justifiée par l’impact des indemnités liées à la résiliation de certains projets de stations hydrogène suite à la cession de son activité stations H2 à Atawey, en juillet dernier. En dehors de cet impact, le chiffre d’affaires ajusté atteint 17,1 M€, soit un recul de 9 % par rapport à 2023.
L’entreprise a également signé un contrat ferme avec la société suédoise AAK pour la livraison d’un électrolyseur McLyzer 800-30 et de plusieurs pièces de rechange associées. Par ailleurs, un accord a été conclu avec le conglomérat indien Larsen & Toubro (L&T) pour l’extension du transfert de technologie et l’octroi d’une licence exclusive sur le produit McPhy XL (4 MW).
Enfin, McPhy a signé trois contrats de maintenance, garantissant ainsi des revenus récurrents.
Cette situation « engendre une incertitude significative sur la continuité d’exploitation », précise McPhy, indiquant être en quête de « solutions stratégiques susceptibles » afin d’allonger son horizon de financement.
McPhy ne va pas fort. Alors qu’il évoquait déjà ses difficultés en début d’année, l’industriel français vient de publier des résultats financiers inquiétants.
En 2024, le groupe annonce avoir réalisé 13,1 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est 30 % de moins que les 18,8 millions d’euros générés au cours de l’année 2023. Une baisse en partie justifiée par l’impact des indemnités liées à la résiliation de certains projets de stations hydrogène suite à la cession de son activité stations H2 à Atawey, en juillet dernier. En dehors de cet impact, le chiffre d’affaires ajusté atteint 17,1 M€, soit un recul de 9 % par rapport à 2023.
Doublement des commandes
McPhy indique avoir enregistré une forte hausse des commandes en 2024 : 28,1 millions d’euros au total, dont 23,4 M€ pour la seule activité électrolyseurs La société a notamment été sélectionnée dans le cadre du projet « Rouen Vallée Hydrogène », porté par le Groupe VALOREM, pour fournir un électrolyseur de de 1 MW et une station McFilling 350, dont la mise en service sera assurée par Atawey suite à la cession.L’entreprise a également signé un contrat ferme avec la société suédoise AAK pour la livraison d’un électrolyseur McLyzer 800-30 et de plusieurs pièces de rechange associées. Par ailleurs, un accord a été conclu avec le conglomérat indien Larsen & Toubro (L&T) pour l’extension du transfert de technologie et l’octroi d’une licence exclusive sur le produit McPhy XL (4 MW).
Enfin, McPhy a signé trois contrats de maintenance, garantissant ainsi des revenus récurrents.
Une trésorerie fortement réduite
La trésorerie de McPhy s’établissait à environ 39 M€ au 31 décembre 2024, contre 63 M€ un an plus tôt. Selon ses prévisions, l’entreprise pourrait financer son activité jusqu’au troisième trimestre 2025, voire seulement jusqu’à la fin du second trimestre en l’absence d’encaissements supplémentaires.Cette situation « engendre une incertitude significative sur la continuité d’exploitation », précise McPhy, indiquant être en quête de « solutions stratégiques susceptibles » afin d’allonger son horizon de financement.
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