Marché & statistiques
Hydrogène : Bosch taille dans ses effectifs, mais continue d'y croire
Le groupe allemand va supprimer jusqu’à 13 000 postes dans sa division mobilité, affectée par la lenteur du marché de l’hydrogène en Europe.
Bosch a confirmé dans un communiqué son intention de supprimer environ 13 000 postes dans le monde d’ici à 2030. Cette mesure vise à réduire les coûts et adapter les capacités face à un déficit annuel estimé à 2,5 milliards d’euros dans sa division Mobilité.
Les sites les plus touchés seront ceux de Feuerbach et Homburg, spécialisés dans les piles à combustible et les systèmes d’injection hydrogène. Dédié à l’électrification, le site de Schwieberdingen est également concerné.
"L'absence de cadre réglementaire complique l'implantation de nouvelles technologies, comme l'hydrogène. De plus, la pénétration des technologies émergentes telles que l'électromobilité et la conduite autonome accuse des retards considérables, et la demande sur les marchés de Bosch se déplace fortement vers des régions hors d'Europe?" a justifié l'entreprise.
Le groupe constate ainsi une sous-utilisation de ses capacités industrielles, notamment en matière de développement, de production, mais aussi dans les fonctions support.
L’Europe n’est d’ailleurs pas le seul marché touché par ce réalignement stratégique. En début d’année, le groupe allemand a également décidé de suspendre l’installation d’une nouvelle ligne de production en Caroline du Sud.
Si certains projets, comme le développement de piles à combustible à oxyde solide (SOFC), ont été réduits, Bosch vise toujours plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires dans l’hydrogène d’ici à 2030.
Bosch a confirmé dans un communiqué son intention de supprimer environ 13 000 postes dans le monde d’ici à 2030. Cette mesure vise à réduire les coûts et adapter les capacités face à un déficit annuel estimé à 2,5 milliards d’euros dans sa division Mobilité.
Les sites les plus touchés seront ceux de Feuerbach et Homburg, spécialisés dans les piles à combustible et les systèmes d’injection hydrogène. Dédié à l’électrification, le site de Schwieberdingen est également concerné.
"L'absence de cadre réglementaire complique l'implantation de nouvelles technologies, comme l'hydrogène. De plus, la pénétration des technologies émergentes telles que l'électromobilité et la conduite autonome accuse des retards considérables, et la demande sur les marchés de Bosch se déplace fortement vers des régions hors d'Europe?" a justifié l'entreprise.
Un marché de l’hydrogène jugé trop lent
« La demande pour les produits liés à l’hydrogène commercialisés ces dernières années est trop faible, en raison de retards importants dans le développement du marché européen de l’hydrogène », a expliqué l’entreprise, pointant le manque d’infrastructures et les lenteurs réglementaires comme des obstacles majeurs au développement de la filière.Le groupe constate ainsi une sous-utilisation de ses capacités industrielles, notamment en matière de développement, de production, mais aussi dans les fonctions support.
L’Europe n’est d’ailleurs pas le seul marché touché par ce réalignement stratégique. En début d’année, le groupe allemand a également décidé de suspendre l’installation d’une nouvelle ligne de production en Caroline du Sud.
Un engagement sans faille
Malgré cette réduction d’effectifs, Bosch affirme maintenir sa stratégie à long terme sur l’hydrogène. Son président, Stefan Hartung, a récemment souligné l’activité hydrogène restera l’un des piliers de croissance pour la décennie.Si certains projets, comme le développement de piles à combustible à oxyde solide (SOFC), ont été réduits, Bosch vise toujours plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires dans l’hydrogène d’ici à 2030.

