Hydrogène : DNV revoit (encore) ses prévisions à la baisse

Hydrogène : DNV revoit (encore) ses prévisions à la baisse
En bref
  • DNV revoit de 29 % à la baisse ses prévisions de production d'hydrogène pour 2060 par rapport à son rapport de 2025
  • Seuls 20 % environ des projets hydrogène annoncés devraient réellement voir le jour, selon les estimations du groupe norvégien
  • La production mondiale d'hydrogène et de ses dérivés pourrait atteindre 250 millions de tonnes en 2060, dont 85 % d'origine renouvelable ou bas carbone
  • La Chine devrait concentrer 40 % de la nouvelle production et consommation d'hydrogène, confirmant son rôle moteur dans le développement de la filière
  • Les carburants de synthèse pour le maritime et l'aérien s'imposent comme des débouchés prometteurs, tandis que la mobilité routière et le chauffage voient leurs perspectives se réduire
  • Les coûts élevés, le manque de soutien politique et l'absence de contrats d'achat à long terme restent les principaux freins au déploiement de l'hydrogène
Pour la dixième édition de son Energy Transition Outlook, DNV refroidit une nouvelle fois les espoirs placés dans l'hydrogène. Le groupe norvégien réduit de 29 % ses prévisions pour 2060 par rapport à l'an dernier. Coûts élevés, politiques publiques insuffisantes, projets qui peinent à se concrétiser : la filière avance moins vite qu'espéré. Mais derrière cette révision sévère, le rapport dessine aussi les contours d'un marché appelé à profondément se transformer.

Le constat devient familier. Année après année, les perspectives de développement de l'hydrogène sont revues à la baisse, malgré la multiplication des annonces et des stratégies nationales. Dans sa nouvelle édition de l'Energy Transition Outlook, DNV, spécialiste norvégien de la certification et du conseil dans l'énergie et le maritime, confirme cette tendance. Par rapport à son édition 2025, les volumes d'hydrogène attendus à l'horizon 2060 reculent de 29 %. Une prévision rabotée de près d'un tiers Pour expliquer cette révision, DNV identifie trois obstacles majeurs : des coûts de production toujours élevés, un soutien politique insuffisant et des pertes d'efficacité persistantes, aussi bien dans la production que dans le commerce de l'hydrogène.

Le rapport pointe notamment des politiques publiques « au point mort, voire inversées », qu'il considère comme la principale cause de la dégradation de ses perspectives depuis 2022. La tendance se confirme même à quelques mois d'intervalle.

En comparaison du rapport spécifique Hydrogen to 2060, publié en mai dernier, DNV retranche encore 30 millions de tonnes par an à ses prévisions pour 2060. Les principales révisions concernent l'aérien et le maritime, la sidérurgie et la production d'électricité. Ce recul bénéficie indirectement au gaz naturel. Faute d'un déploiement suffisamment rapide de l'hydrogène pour le remplacer, celui-ci conserverait après 2050 une place plus importante que prévu dans le mix...
Contenu réservée aux abonnés H2-Mobile Pro
Abonnez-vous à H2-Mobile Pro pour continuer à lire sans limite :
  • Une veille marché en France et à l'international
  • Accès à l'ensemble de nos contenus : plus de 4500 articles
  • Des chiffres et données clés de la filière hydrogène
  • Des interviews de décideurs et porteurs de projets
Déjà abonné ? Se connecter

Vous êtes un acteur de la filière hydrogène et souhaitez collaborer avec H2-Mobile ? Contactez-nous


Annonces