Hydrogène naturel : l'exploration s'étend dans le Sud-Ouest

Hydrogène naturel : l'exploration s'étend dans le Sud-Ouest
L’Etat français a délivré un nouveau permis de recherche d’hydrogène naturel dans le Sud-Ouest à la société TBH2 Aquitaine. Ce dernier concerne le département des Pyrénées-Atlantiques.

Si l’exploitation à grande échelle n’est clairement pas pour demain, les travaux d’exploration des ressources en hydrogène naturel se poursuivent dans l’Hexagone. Alors que le groupe FDE annonçait il y a peu un premier forage en Moselle dans le cadre du projet Regalor 2, TBH2 Aquitaine vient d’obtenir un nouveau permis dans les Pyrénées-Atlantiques.

Défini le 12 décembre dernier dans un arrêté publié au Journal Officiel, ce dernier doit permettre à l’entreprise de mener des travaux de recherches de mines d’hydrogène natif et d’hélium. TBH2 avait déjà obtenu une autorisation similaire en décembre 2023 sur une zone de 225 km². Le nouveau permis couvre une zone plus vaste. Sa superficie atteint « 524 km² environ », selon l’arrêté. Le texte précise qu’il « est accordé pour une durée de cinq ans » à compter de sa publication.

Cette nouvelle autorisation s’inscrit dans la continuité des travaux déjà engagés par la startup. Fondée en 2022, TBH2 Aquitaine se positionne sur l’exploration de l’hydrogène naturel. Cette ressource est perçue comme un levier potentiel pour la décarbonation de l’industrie et des transports.

« On a déposé une deuxième demande de permis car la zone est très propice et on veut y poursuivre les travaux de recherche dans un autre secteur », a déclaré à l’AFP Vincent Bordmann, fondateur de TBH2 Aquitaine.

Des résultats encore attendus

Concernant le premier permis délivré fin 2023, les travaux se poursuivent. Vincent Bordmann indique qu’il est « encore trop tôt » pour disposer de résultats conclusifs.

La startup « affine » actuellement ses images du sous-sol. L’objectif consiste à « savoir où implanter un futur puits ». Cette phase préparatoire reste indispensable avant toute opération de forage. « Il faudra encore deux ans avant de commencer à forer au plus tôt », a précisé Vincent Bordmann.