Hydrogène : Symbio dégaine son plan de survie après le retrait de Stellantis

Hydrogène : Symbio dégaine son plan de survie après le retrait de Stellantis
Le spécialiste des piles à hydrogène engage une transformation majeure pour assurer sa pérennité industrielle et technologique suite au retrait du groupe Stellantis. Quelque 350 postes vont être supprimés.

Symbio lutte pour sa survie. Largement impacté par l’annonce de Stellantis d’arrêter ses projets liés à l’hydrogène, le fabricant a annoncé une profonde restructuration de ses activités et la signature d’un accord de refinancement avec ses trois actionnaires : Forvia, Michelin et Stellantis.

Un nouveau plan d’affaires a été validé fin novembre, après une phase de conciliation entamée en juillet 2025. L’objectif est de permettre à l’entreprise de continuer à opérer dans des conditions viables, en s’adaptant à un marché encore émergent.

Cap sur la pile 75 kW et la future génération 150 kW

Malgré la réduction de périmètre, Symbio entend poursuivre le développement de ses solutions hydrogène. Une montée en cadence est prévue pour sa pile à combustible de 75 kW, adaptée aux autobus, autocars et applications stationnaires comme les data centers. Sur son site SymphonHy de Saint-Fons (Rhône), le fabricant espère atteindre une production de 10 000 systèmes par an entre 2028 et 2030.

L’entreprise maintient également ses efforts de R&D. Une nouvelle génération de pile de 150 kW est en cours de développement. Elle vise les poids lourds et autres usages intensifs, avec une commercialisation ciblée vers 2030, période à laquelle une hausse significative de la demande est anticipée.

70 % des effectifs supprimés

Cette transformation s’accompagne d’une réduction des effectifs. Symbio prévoit de conserver 175 emplois, tout en mettant en place des dispositifs d’accompagnement pour les salariés concernés par cette réorganisation. Selon les médias locaux, 350 postes seront ainsi supprimés, soit environ 70 % de l’ensemble des effectifs.

« La poursuite de nos activités passe par une transformation profonde et difficile » reconnait Jean-Baptiste Lucas, PDG de Symbio. «  Je veillerai personnellement à ce que le processus de transition et l’accompagnement humain qui en découle soient exemplaires » a-t-il assuré. Des déclarations qui ne semblent pas avoir convaincu les représentants du personnel, qui dénoncent un plan social « d’une violence sociale rare » et des mesures d’accompagnement « pas dignes des capacités financières » des actionnaires.


Annonces