Le second a été encore plus rapide avec 369,554 mph (594,7 km/h). Résultat : une moyenne homologuée de 368,347 mph, soit 592,8 km/h. JCB efface ainsi un record qui résistait depuis seize ans. Dans la catégorie AA/BGS (Blown Gas Streamliner de plus de 500 pouces cubes, soit plus de 8,2 litres), le Spectre Streamliner détenait depuis 2010 la référence avec 348,342 mph, soit 560,6 km/h. Le prototype britannique améliore donc cette marque de plus de 32 km/h.
Deux moteurs à hydrogène et jusqu'à 1 620 chevaux
Long de 32 pieds, soit environ 9,75 mètres, l'Hydromax embarque deux moteurs à combustion interne alimentés à l'hydrogène et dérivés de la technologie développée par JCB pour ses engins de série. Pour la suite du programme, le constructeur annonce vouloir porter leur puissance cumulée vers son plafond de 1 600 hp, soit environ 1 620 chevaux. Au printemps, une puissance de 1 579 chevaux avait été annoncée, ce qui montre que le prototype évolue déjà dans la partie haute de la plage prévue lors du lancement du projet. L'équipe revendique désormais 44 passages depuis le début de sa campagne d'essais.« Cela montre de quoi les moteurs hydrogène de JCB sont capables avant notre tentative de record du monde FIA », souligne Lord Bamford, président de JCB.
Andy Green connaît particulièrement bien l'exercice. Le Britannique reste le seul homme à avoir franchi le mur du son au sol. Depuis 1997, il détient le record absolu de vitesse terrestre avec 763,035 mph, soit 1 228 km/h.
Vingt ans après le Dieselmax, JCB va encore plus vite
C'est probablement la comparaison la plus spectaculaire de cette tentative. En 2006, JCB avait déjà marqué l'histoire de Bonneville avec son Dieselmax. Le prototype avait établi le record du monde de vitesse pour un véhicule diesel à 350,092 mph, soit 563,4 km/h. Vingt ans plus tard, l'Hydromax vient donc de faire mieux de près de 30 km/h.La comparaison n'est pas anodine. L'hydrogène impose des contraintes particulières dans un moteur à combustion, notamment en raison de sa faible densité volumétrique, de sa vitesse de combustion et des problématiques de remplissage et de gestion thermique.
La performance permet ainsi à JCB de mettre en scène son pari technologique : démontrer qu'un moteur thermique peut conserver des performances de très haut niveau tout en abandonnant les carburants carbonés. Un pari que le constructeur poursuit depuis plusieurs années sur ses engins de chantier.
JCB prépare maintenant une tentative sous contrôle de la FIA
Après les 592,8 km/h enregistrés à Bonneville, la prochaine étape sera particulièrement suivie. JCB annonce une tentative de record du monde sous l'égide de la FIA. Le constructeur emploie dans sa communication le terme « outright », généralement associé au record absolu. Il faut cependant rester prudent sur cette formulation.Le record absolu terrestre appartient justement à Andy Green avec ses 1 228 km/h, soit plus du double de la vitesse actuellement atteinte par l'Hydromax. La prochaine tentative devrait donc concerner une ou plusieurs catégories FIA spécifiques liées notamment à la cylindrée et au type de propulsion. JCB n'a pas encore précisé lesquelles.
Derrière le record, un investissement américain de 432 millions d'euros
Pour JCB, cette campagne de records touche plusieurs objectifs. Outre le fait de prouver les performances du moteur à combustion hydrogène, elle précède l'ouverture de sa nouvelle usine de San Antonio, au Texas. Le site représente un investissement de 500 millions de dollars, soit environ 432 millions d'euros. L'usine approchera les 93 000 mètres carrés et doit à terme employer environ 1 500 personnes.
Pour JCB, cette campagne de records touche plusieurs objectifs. Outre le fait de prouver les performances du moteur à combustion hydrogène, elle précède l'ouverture de sa nouvelle usine de San Antonio, au Texas. Le site représente un investissement de 500 millions de dollars, soit environ 432 millions d'euros. L'usine approchera les 93 000 mètres carrés et doit à terme employer environ 1 500 personnes.

