Les bancs de test FEV pour moteurs à hydrogène et piles à combustible sont opérationnels. A Saint-Etienne-du-Rouvray, leur présentation début avril a été l’occasion de partager l’expertise sur ces technologies de la société d’ingénierie, spécialiste des sources d’énergie et modes de propulsion pour l’automobile et la mobilité.
FEV France a pris le virage de l’hydrogène. Sur son site normand à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen en Seine-Maritime, la filiale française du groupe allemand FEV dispose de trois nouveaux bancs de test. «
Deux expérimentent des moteurs à combustion hydrogène et un teste des piles à combustible », présente Nadim Andraos. Pour le président de FEV France, Espagne et Afrique du Nord, ces investissements reposent sur une conviction : «
La mobilité décarbonée sera plurielle ». Ouvert il y a 20 ans, le centre technique normand est également équipé de six autres bancs d’essais. Cinq peuvent analyser tous les moteurs à combustion interne avec toutes les énergies, dont les e-fuels, et un est destiné aux essais sur véhicules.
Financé en partie par le plan France Relance, le banc dédié aux piles à combustible peut tester des puissances jusqu’à 240 kW (326 ch). La Journée Portes Ouvertes, organisée le 4 avril dernier, a d’ailleurs été l’occasion de dévoiler le véhicule rallye-raid GCK équipé d’une pile à combustible développée avec FEV. Baptisé
E-Blast H2, ce prototype a été réalisé à partir d’un modèle 100 % électrique lancé en 2021. Sa pile à combustible de 160 kW est alimentée par 30 kg d’hydrogène, stocké dans quatre réservoirs certifiés R134, à une pression de 700 bars.