Taxi à hydrogène
Pourquoi Hype abandonne ses taxis hydrogène à Paris ?
Mis à jour le 24.06.2025 à 07:48
Dans une publication virulente sur LinkedIn, Hype annonce la fin de ses taxis hydrogène à Paris. L'entreprise critique un système verrouillé, des prix en hausse et un échec collectif de la filière francilienne. Spoiler alerte : ça dézingue à tout-va !
Pionnière du taxi hydrogène en Île-de-France depuis 2015, Hype a annoncé son retrait du marché parisien de l’hydrogène à travers une publication Linkedin qui, présentée comme une « mise au point », vire au règlement de compte pur et simple.
« L’hydrogène gris et son alibi l’hydrogène bleu ont gagné cette manche en Île-de-France », déplore Hype, amer, pointant la responsabilité de plusieurs acteurs clés de la filière.
"Air Liquide et TotalÉnergies ont en effet réussi à constituer en Ile-de-France une forme d’oligopole, via différentes entités juridiques telles que la « startup » HysetCo, le fonds Hy24 et la joint-venture TEAL, entités juridiquement indépendantes, dont ces groupes sont administrateurs, actionnaires ou investisseurs minoritaires" dénonce à l'entreprise, infographie à l'appui.

Hype interpelle directement les pouvoirs publics, dont la BPI et EDF, présents au conseil d’administration de McPhy, pour qu’ils « fassent le nécessaire » afin d’assurer la continuité des engagements.
Une transition qui passera par l’introduction d’un nouveau modèle et constructeur partenaire dès 2025, sur le même principe que Toyota avec la Mirai. « Nous déploierons plusieurs centaines de ces nouveaux véhicules dès 2025, avec pour objectif la bascule vers le zéro émission de 100% des 60.000 taxis et VTC franciliens dès que possible et avant 2030 » et avant l’entreprise.
A Paris, Hype n'est toutefois pas le seul opérateur de taxis à hydrogène. Son concurrent HysetCo, qui s'apprête à inaugurer une nouvelle station près de l'aéroport d'Orly, dispose d'une flotte de plusieurs centaines de taxis toujours opérationnels.
Pionnière du taxi hydrogène en Île-de-France depuis 2015, Hype a annoncé son retrait du marché parisien de l’hydrogène à travers une publication Linkedin qui, présentée comme une « mise au point », vire au règlement de compte pur et simple.
« L’hydrogène gris et son alibi l’hydrogène bleu ont gagné cette manche en Île-de-France », déplore Hype, amer, pointant la responsabilité de plusieurs acteurs clés de la filière.
Une hausse des prix jugée incompréhensible
Selon Hype, le prix du kilo d’hydrogène, qui était de 9 € HT en 2021, atteint désormais 16 à 18 € HT en 2025. Cela représente un tarif TTC entre 19,2 € et 21,6 €/kg, soit deux fois plus qu’en 2021. À titre de comparaison, Hype souligne que l’hydrogène vert fourni à Bruxelles est à 9,99 € TTC/kg, et que l’équivalent électrique revient cinq fois moins cher."Air Liquide et TotalÉnergies ont en effet réussi à constituer en Ile-de-France une forme d’oligopole, via différentes entités juridiques telles que la « startup » HysetCo, le fonds Hy24 et la joint-venture TEAL, entités juridiquement indépendantes, dont ces groupes sont administrateurs, actionnaires ou investisseurs minoritaires" dénonce à l'entreprise, infographie à l'appui.

L’affaire McPhy, dernier coup de grâce
Autre facteur ayant motivé ce retrait : la mise en redressement judiciaire de McPhy, seul fournisseur français d’électrolyseurs auprès de Hype. L’entreprise affirme avoir engagé 6 millions d’euros dans quatre projets franciliens avec McPhy, sans avoir de visibilité sur leur devenir.Hype interpelle directement les pouvoirs publics, dont la BPI et EDF, présents au conseil d’administration de McPhy, pour qu’ils « fassent le nécessaire » afin d’assurer la continuité des engagements.
Un virage vers le 100 % batterie
Hype indique poursuivre son engagement pour une mobilité zéro émission, mais en privilégiant désormais exclusivement les véhicules électriques à batterie pour ses taxis en Île-de-France. « Nos efforts pour déployer des solutions zéro émission pour les taxis franciliens se porteront dorénavant exclusivement sur le véhicule électrique à batterie » note l’entreprise, amer.Une transition qui passera par l’introduction d’un nouveau modèle et constructeur partenaire dès 2025, sur le même principe que Toyota avec la Mirai. « Nous déploierons plusieurs centaines de ces nouveaux véhicules dès 2025, avec pour objectif la bascule vers le zéro émission de 100% des 60.000 taxis et VTC franciliens dès que possible et avant 2030 » et avant l’entreprise.
A Paris, Hype n'est toutefois pas le seul opérateur de taxis à hydrogène. Son concurrent HysetCo, qui s'apprête à inaugurer une nouvelle station près de l'aéroport d'Orly, dispose d'une flotte de plusieurs centaines de taxis toujours opérationnels.
L’hydrogène réservé aux territoires plus « accueillants »
Si Hype tire définitivement un trait à ces projets hydrogène à Paris et sa région, l’entreprise reste cependant ouverte à des projets hydrogène ailleurs en France ou à l’étranger, en particulier dans les secteurs du transport lourd, en lien avec des partenaires comme Lhyfe ou B.E. Green.
Si Hype tire définitivement un trait à ces projets hydrogène à Paris et sa région, l’entreprise reste cependant ouverte à des projets hydrogène ailleurs en France ou à l’étranger, en particulier dans les secteurs du transport lourd, en lien avec des partenaires comme Lhyfe ou B.E. Green.

