Accusé d'avoir livré des stations à hydrogène defectueuses, le spécialiste norvégien Nel vient de mettre un terme à son bras de fer avec Iwatani Corporation of America. Un accord amiable à 10,5 millions de dollars qui intervient alors que les difficultés financières s'accumulent pour le groupe et sa filiale Cavendish Hydrogen.
Le contentieux avait éclaté au grand jour début 2024 : Iwatani accusait Nel de lui avoir vendu sept stations en Californie sans jamais les avoir testées dans des conditions commerciales réelles. Les problèmes s'étaient multipliés dès les mises en service, certaines stations tombant en panne après seulement quelques heures de fonctionnement. Onze chefs d'accusation avaient été déposés, incluant déclarations inexactes, fausses promesses et fraude contractuelle.
Un règlement qui clôt la procédure, au prix fort
S’il avait dans un premier temps rejeté fermement toutes les accusations, le groupe Nel qualifie aujourd'hui l'accord d'"amiable et dans l'intérêt de toutes les parties". Cavendish précise de son côté que le règlement ne devrait pas impacter ses perspectives.
La note totale de 10,5 millions de dollars n'est pas anodine pour deux entreprises sous pression financière. Cavendish avait supprimé 45 % de ses effectifs début 2025 pour préserver sa trésorerie, après une chute de 39 % de son chiffre d'affaires au premier trimestre. Elle s'était retirée de Corée du Sud dans la foulée. Nel, de son côté, a affiché une baisse de revenus de 31 % en 2025 avec des pertes multipliées par trois. Pour Nel, la résolution du litige avec Iwatani permet de tourner une page difficile sur le marché américain.