Cette configuration réunit sur un même territoire un producteur d'hydrogène, un exploitant de station et un transporteur, trois maillons dont la dissociation explique l'essentiel des difficultés de la filière française. 

Côté technique, le Hyundai XCIENT FCEV embarque deux piles à combustible et revendique une charge utile équivalente à celle d'un diesel, pour 400 kilomètres d'autonomie et un plein en vingt minutes. Il est disponible en configuration 6x2. Le constructeur revendique une centaine de ces véhicules commercialisés en Europe et plus de 21 millions de kilomètres parcourus.


Le réseau, point de blocage persistant

Les deux partenaires ne masquent pas ce qui manque. « Le camion est prêt, ses performances sont éprouvées, sa disponibilité aussi. Ce qui manque encore, c'est un réseau de stations H2 à hauteur de nos ambitions collectives », indique Charles Cambournac, directeur général de Hyundai Hydrogen Mobility. Le dirigeant appelle à un engagement conjoint des constructeurs, distributeurs d'énergie, transporteurs, collectivités et pouvoirs publics pour rendre l'hydrogène économiquement viable, « comme c'est déjà le cas en Allemagne ».

La référence allemande n'est pas fortuite. Outre-Rhin, la combinaison de l'exonération de péage pour les véhicules zéro émission, de la valorisation de l'hydrogène renouvelable via la THG-Quote et d'un dispositif de financement conjoint des camions et des stations permet d'approcher la parité de coût avec le gazole. Aucun de ces trois leviers n'existe en France à ce jour, l'incitation à la réduction de l'intensité carbone des carburants figurant seulement au projet de loi de finances pour 2027...

Pour entrer dans le détail, les deux entreprises co-animeront un atelier le vendredi 16 octobre de 15h30 à 16h30.