« Travailler avec Global Energy Ventures nous permettra de faire progresser l’intégration des piles et le stockage de l’hydrogène à l’échelle du mégawatt à bord d’un grand navire des mers », a commenté Rob Campbell, directeur commercial de Ballard.
 

Un transport maritime plus vert

De son côté, Toyota vient d’être associé à un projet d’ampleur en Norvège bénéficiant d’une enveloppe de 5,2 millions d’euros de la part de l’agence publique Innovation Norway.

Ce programme, visant à baisser les émissions de CO2 du transport maritime, est dirigé par Corvus Energy, fournisseur de solutions de stockage d’énergie à base de batteries lithium-ion modulaires pour les applications marines, pétrolières, gazières et portuaires. Pour les plus importantes, l’entreprise norvégienne compte s’appuyer sur des piles hydrogène, se tournant vers Toyota qui bénéficie d’une trentaine d’années d’expérience dans le domaine. A la clé, des tarifs compétitifs à l’heure de passer à la commercialisation à grande échelle.

Production en masse

Depuis une usine implantée à Bergen, Corvus Energy s’apprête à commencer le développement et la production à grande échelle de systèmes de piles hydrogène à membrane PEM certifiés pour des usages dans le transport maritime. Un bateau démonstrateur devrait être présenté en 2023. L’année suivante, débuteraient les premières livraisons commerciales.

La collaboration entre Toyota et Corvus Energy illustre l’intérêt galopant pour l’hydrogène afin de réduire les émissions du secteur. « L’hydrogène est considéré comme une solution majeure pour atteindre l’objectif ambitieux du transport maritime de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2050 », rappelle le service de communication de l’entreprise norvégienne.