Camion à hydrogène
Urban Cargo : le camion électrique à prolongateur hydrogène qui veut révolutionner la logistique urbaine
La start-up Incitis a présenté à l’occasion de Solutrans un camion urbain pensé pour répondre à tous les défis de la logistique en centre-ville. Modulaire et propulsée par un moteur électrique, la solution pourra être associée à un prolongateur à pile à hydrogène. Le premier démonstrateur est attendu à l'été 2026.
Incitis promet de régler l'ensemble des challenges urbains : la pollution, la congestion, la sécurité et les conditions de travail du chauffeur. L’idée part d’une observation simple : « Les magasins sont tous au rez-de-chaussée. L’idée était donc de trouver une solution pour que les marchandises ne soient plus à 1,20 mètre du sol » résume Éric Poyeton, fondateur et CEO d’Incitis. Soutenue par différents partenaires, dont le CEA et la BPI, la jeune entreprise a ainsi imaginé un véhicule capable de se poser directement au sol.
À chaque arrêt de livraison, le temps d'arrêt est divisé par trois ou cinq, affirme Éric Poyeton. Côté transporteurs, le gain est immédiat : « 30% de productivité en moyenne, ça veut dire qu'ils remplacent trois camions classiques par deux Urban Cargo » chiffre le patron Incitis.
Le concept du véhicule améliore aussi la sécurité du personnel. « Il n'y a plus les risques du hayon arrière », notamment lorsqu’il est mal utilisé. Et avec un accès bas, le conducteur entre dans une cabine low entry, puisque la première marche arrive au niveau du sol lorsque l’ensemble est abaissé ».
« Les quatre usages qu'on target, c’est que du B2B : la livraison de tous types de magasins en ville [...], tout ce qui est sous température contrôlée [...], la blanchisserie pour les hôtels, les hôpitaux [...], et de la distribution classique ».
Côté énergie, le véhicule fonctionne avec un pack batteries qui, situé à l’arrière de la cabine, offre 180 km d’autonomie. Mais sa vraie force est sa modularité. S’il sera possible d’embarquer un second pack de batteries, le véhicule a été pensé pour accueillir des prolongateurs d’autonomie avec des possibilités en hydrogène ou en biogaz.
Le premier démonstrateur que prévoit de construire Incitis sera ainsi équipé d’un prolongateur d'autonomie hydrogène avec une pile Symbio de 75 kW issue des véhicules utilitaires. Le tout sera associé à des réservoirs directement stockés sur le toit.
« Il sera en roulage et en test client à Transpolis dans l'Indre jusqu'à la fin de l'année 2027 », précise Éric Poyeton. Au premier semestre 2027, quatre véhicules seront produits pour passer les phases d’homologation.
« Début 2028, on va produire les 14 premiers véhicules homologués série qu'on va proposer en location à nos clients pilotes pour faire les roulages anticipés et acquérir la fiabilité. A partir du 2e semestre 2028, on met en production des 80 premiers véhicules chez un partenaire assembleur en région Auvergne-Rhône-Alpes », détaille Éric Poyeton qui imagine déjà l’étape suivante : la reconversion d’une usine existante pour un assemblage « en propre » à partir de janvier 2029. Sacré programme !
Incitis promet de régler l'ensemble des challenges urbains : la pollution, la congestion, la sécurité et les conditions de travail du chauffeur. L’idée part d’une observation simple : « Les magasins sont tous au rez-de-chaussée. L’idée était donc de trouver une solution pour que les marchandises ne soient plus à 1,20 mètre du sol » résume Éric Poyeton, fondateur et CEO d’Incitis. Soutenue par différents partenaires, dont le CEA et la BPI, la jeune entreprise a ainsi imaginé un véhicule capable de se poser directement au sol.
À chaque arrêt de livraison, le temps d'arrêt est divisé par trois ou cinq, affirme Éric Poyeton. Côté transporteurs, le gain est immédiat : « 30% de productivité en moyenne, ça veut dire qu'ils remplacent trois camions classiques par deux Urban Cargo » chiffre le patron Incitis.
Le concept du véhicule améliore aussi la sécurité du personnel. « Il n'y a plus les risques du hayon arrière », notamment lorsqu’il est mal utilisé. Et avec un accès bas, le conducteur entre dans une cabine low entry, puisque la première marche arrive au niveau du sol lorsque l’ensemble est abaissé ».
« Les quatre usages qu'on target, c’est que du B2B : la livraison de tous types de magasins en ville [...], tout ce qui est sous température contrôlée [...], la blanchisserie pour les hôtels, les hôpitaux [...], et de la distribution classique ».
Une motorisation modulaire, avec prolongateur hydrogène
Sur la partie technique, le choix des composants suit une logique pragmatique. « On n’a que des composants éprouvés, existants. On fait du Lego » résume Éric Poyeton. La cabine est ainsi issue de Renault Trucks tandis que le châssis treillis autoportant est fourni par Piroux.Côté énergie, le véhicule fonctionne avec un pack batteries qui, situé à l’arrière de la cabine, offre 180 km d’autonomie. Mais sa vraie force est sa modularité. S’il sera possible d’embarquer un second pack de batteries, le véhicule a été pensé pour accueillir des prolongateurs d’autonomie avec des possibilités en hydrogène ou en biogaz.
Le premier démonstrateur que prévoit de construire Incitis sera ainsi équipé d’un prolongateur d'autonomie hydrogène avec une pile Symbio de 75 kW issue des véhicules utilitaires. Le tout sera associé à des réservoirs directement stockés sur le toit.
Une feuille de route bien remplie
Si le véhicule présenté à Solutrans se résume à une simple maquette, les prochaines étapes sont d’ores et déjà annoncées. Conçu dans un consortium avec le CEA, Akkodis et Symbio, soutenu par BPI France à hauteur de 3,5 millions d’euros, le premier démonstrateur sera assemblé à l’été prochain.« Il sera en roulage et en test client à Transpolis dans l'Indre jusqu'à la fin de l'année 2027 », précise Éric Poyeton. Au premier semestre 2027, quatre véhicules seront produits pour passer les phases d’homologation.
« Début 2028, on va produire les 14 premiers véhicules homologués série qu'on va proposer en location à nos clients pilotes pour faire les roulages anticipés et acquérir la fiabilité. A partir du 2e semestre 2028, on met en production des 80 premiers véhicules chez un partenaire assembleur en région Auvergne-Rhône-Alpes », détaille Éric Poyeton qui imagine déjà l’étape suivante : la reconversion d’une usine existante pour un assemblage « en propre » à partir de janvier 2029. Sacré programme !

